Château-Gombert ou le"village" gardien de la culture et de la tradition provençale à Marseille (1)
Château-Gombert ou le"village" gardien de la culture et de la tradition provençale à Marseille

Ah, Château-Gombert, ce petit bijou lové dans le 13e arrondissement de Marseille, c'est comme un trésor caché aux confins du nord de la cité, tout près de Plan-de-Cuques, au pied majestueux du massif de l'Étoile. Le quartier, c'est comme si son âme s'était forgée autour de ce vieux village de Château-Gombert, qu'on appelle aussi Castèugombèrt ou Castèu-Goumbert en provençal, et qui continue à battre la chamade en son cœur.
Ancienne poste
À l'époque médiévale, Château-Gombert faisait partie de cette seigneurie ecclésiastique d'Allauch, un nom qui sonne déjà comme une légende. Mais en 1595, les habitants ont eu l'astucieuse idée de racheter leurs droits seigneuriaux au chapitre de la cathédrale de Marseille. Ils ont alors décroché le sésame pour savourer les privilèges réservés aux citoyens de la grande ville. Certains le regrettent! À partir de là, jusqu'à la Révolution, le quartier a mené sa barque avec une belle indépendance. Tous les trois ans, une assemblée générale des "possédant-biens" se rassemblait pour élire deux syndics aux commandes du quartier. Et ils avaient même leur "exacteur," une sorte de percepteur pour collecter les impôts fonciers.
De 1790 à 1801, Château-Gombert s'est hissé au rang de chef-lieu de canton des Bouches-du-Rhône. Son territoire s'étendait à perte de vue, englobant même Plan-de-Cuques et flirtant avec les Chartreux. Il est maintenant dans le canton des Olives.
Mais voilà, depuis 1801, Château-Gombert s'est fondu dans la grande famille de la commune de Marseille. Pourtant, il tient tête et garde farouchement son identité propre, comme un coq gaulois au milieu d'une basse-cour.
Dans les années 30, une petite flamme d'indépendance a brûlé dans le cœur des Gombertois, ces fiers habitants de Château-Gombert, qui ont rêvé de se détacher de Marseille pour former leur propre commune. Mais voilà, le destin avait un sens de l'ironie bien particulier. Car imaginez-vous un instant, si ces braves gens avaient réussi, ils auraient dû s'acquitter d'une taxe pour simplement se rendre à Marseille, la ville voisine ! Un comble, n'est-ce pas ?
Puis, vint l'année 1949, le grand moment du référendum, avec une participation timide et un résultat qui prônait le statu quo. Les rêves d'indépendance furent repoussés !
Pourtant, aujourd'hui, certains Gombertois se remémorent ce temps passé et ressentent parfois une pointe de nostalgie pour leur ancienne proximité avec Allauch. Les liens du passé sont toujours là, bien ancrés, et même si les temps ont changé, on les retrouve sur Facebook. Les "Allaudiens," les "Plan-de-Cuquois," et les "Gombertois" se rassemblent dans des groupes où les souvenirs se partagent, où l'histoire locale s'écrit et se raconte ou le tracas du quotidien se racontent et peut-être qu'un avenir commun se dessine.
C'est comme une volonté discrète, presque secrète, de rester unis malgré les frontières administratives. Parce que, finalement, l'amitié et la fraternité n'ont pas besoin de frontières, et les gens savent que les véritables trésors se trouvent dans les liens tissés au fil des ans.
Et puis, il y a ce Musée Provençal, ce petit musée du terroir marseillais qui est devenu un véritable gardien des traditions et de l'âme de la Provence. C'est l'histoire d'un gars du coin, le félibre Jean-Baptiste Julien-Pignol, qui, inspiré par les récits de Frédéric Mistral, a décidé de créer un endroit où la culture provençale pourrait s'épanouir. En 1927, il a monté l'Escolo Felibrenco : lou Roudelet Felibren de Castèu-Goumbert, et avec ça, il s'est pas contenté d'organiser des réunions culturelles, non, non. Il a aussi construit une maison de repos pour nos anciens, parce que la solidarité, c'est sacré ici.
Ce musée a ouvert ses portes le 25 juin 1928, sous le nom de Muséon d'Art Prouvençau, et depuis, il a pas chômé. Au départ, il n'était qu'une petite cuisine provençale, comme une veillée où les gens se retrouvaient pour partager leurs souvenirs et leurs traditions, dans la langue de leurs ancêtres. Aujourd'hui, après presque un siècle, il a grandi, le musée. Il abrite des milliers d'objets dans dix salles, de la cuisine à la chambre bourgeoise, en passant par la salle à manger, la salle Renaissance, celle des santons, et même une dédiée aux jouets. Une bibliothèque antique, remplie de milliers de bouquins, c'est le joyau de la couronne.
Le bâtiment lui-même, avec sa tour, ses créneaux, ses fenêtres à meneaux, c'est comme un château médiéval sorti tout droit des rêves d'enfance.
Tout ça, c'est grâce aux dons des familles marseillaises et provençales, rassemblés pendant plus d'un siècle. Et maintenant, entre 2021 et 2024, le musée s'offre une petite cure de jouvence avec des travaux de restauration. Une beauté éternelle ...
Depuis 1939, c'est l'Association des Œuvres Sociales et Régionalistes de Château-Gombert Provence (AOSRCG) qui veille sur ce trésor, comme une mère poule sur ses poussins. Un endroit qui, sous le soleil de Provence, continue de chanter les louanges de ses racines et de ses traditions, comme un poème en prose qui ne finit jamais.
Tout commence avec la première église de Château-Gombert, humblement dédiée à Saint-Mitre. Elle fait son entrée dans les annales sous différents noms, tels que "Cella Sancti Mitrii" dans un cartulaire de Saint Victor en 1113, ou encore "Ecclesia Sancti Mitrii ad Castrum Gumberti" dans une bulle papale datant de 1153. Cette bulle venait confirmer les droits de l'église cathédrale de Marseille sur certains biens.
En 1390, les représentants de la communauté de Château-Gombert ont obtenu le feu vert de l'évêque de Marseille, Aymar de la Voûte, pour restaurer cette église et y nommer un prêtre.
Hélas, il ne reste aucune trace archéologique de cette vieille église, probablement engloutie par les tourmentes de l'histoire lors des sièges de Marseille par les troupes de Charles Quint en 1524 et 1536. Seul le quartier voisin de Saint-Mitre en porte encore la mémoire.
Puis, en 1595, les habitants de Château-Gombert ont décidé de faire leurs bagages, quittant ainsi la seigneurie d'Allauch pour rejoindre la grande famille de Marseille. Ils entreprirent alors la construction d'une nouvelle église à l'emplacement actuel, à plus d'un kilomètre à l'est de son ancienne demeure présumée. Cette nouvelle église fut consacrée à Saint-Matthieu, mais il semblerait qu'elle n'ait pas été très bien bâtie, car en 1685, lors d'une visite pastorale, l'évêque de Marseille, Gaspard de Vintimille du Luc, interdit la célébration de la messe en ces lieux. Qu'à cela ne tienne, les possédants-biens du quartier ont relevé le défi et, l'année suivante, ont entrepris la construction d'une nouvelle église. La tâche fut confiée à deux maçons d'Allauch, Pierre Blanc et son fils. L'édifice fut achevé en 1688, et une expertise minutieuse de l'époque confirme que l'église actuelle, à quelques détails près, est bien celle construite à cette période.
Pour l'intérieur de l'église, les syndics du quartier ont fait appel à de talentueux artistes marseillais, notamment les frères François et Pierre Bernard pour le retable du sanctuaire et la chaire, ainsi que François Puget pour le tableau d'autel représentant la vocation de Saint-Matthieu. En 1756, un campanile en fer forgé couronna le clocher, et la cloche qu'il abrite est l'une des rares à avoir échappé aux saisies révolutionnaires à l'époque tumultueuse de la Révolution française.
En 1707, l'église fut érigée en paroisse, devenant ainsi l'une des huit paroisses de la ville de Marseille et la troisième du terroir marseillais.
La Révolution française apporta une période trouble dans l'histoire de l'église. En janvier 1794, elle fut vidée de son contenu, à l'exception de la chaire et de la statue de l'Ecce Homo, soigneusement scellée dans sa niche. Un jour, l'un de ces révolutionnaires, un homme enflammé par l'idée de tout renverser, s'en prit à notre statue. Il avait la hargne dans les yeux, prêt à briser ce symbole du passé. Mais voilà, mes amis, au moment où il leva son marteau pour porter le coup fatal, quelque chose de bien étrange se produisit. Les yeux de la statue clignotèrent, comme si elle avait un souffle de vie.
Le révolutionnaire fut saisi d'effroi. C'était comme si la statue elle-même lui avait lancé un avertissement, un regard venu du fond des âges. Les autres révolutionnaires présents furent eux aussi pris de peur, croyant à un prodige divin. Ils s'enfuirent, laissant là leur camarade, le marteau toujours en main.
Ce révolutionnaire, celui qui avait voulu porter le coup, était désormais différent. Il avait été touché au plus profond de son être par ce qu'il avait vu. Une dévotion s'empara de lui, une foi nouvelle dans la statue qui avait miraculeusement échappé à sa destruction. Il décida de consacrer sa vie à la protéger, à la vénérer comme un signe du destin.
Avec le concordat de 1801, l'église put récupérer certaines de ses pièces de mobilier qui avaient été saisies, ainsi que d'autres éléments provenant d'autres églises, grâce aux bonnes relations entretenues entre le recteur de la paroisse de l'époque et le préfet des Bouches-du-Rhône. C'est ainsi que de nombreux tableaux des XVIIe et XVIIIe siècles, classés aux Monuments Historiques, ont été préservés. Le mobilier de l'église a depuis été traité avec le plus grand respect par le clergé.
L'église Saint-Matthieu fut finalement consacrée par saint Eugène de Mazenod le 13 juillet 1834.
L'église, située avenue Paul-Dalbret, arbore une seule nef flanquée de cinq chapelles de chaque côté. Ses dimensions impressionnent, avec 31 mètres de long, 13,5 mètres de large et 13 mètres de hauteur sous voûte.
Le mobilier de l'église est un véritable trésor, comprenant de magnifiques tableaux classés, issus de l'école provençale des XVIIe et XVIIIe siècles. Parmi eux, "La Résurrection de Lazare" de Louis Finson,
L'église est également le gardien de nombreuses statues, chacune avec son histoire à raconter. Parmi elles, un buste de saint Mathieu sculpté par Albert Duparc,
Ah, les vitraux classiques, c'est tout un spectacle, je vous le dis ! Ces merveilles de verre coloré qui ornent nos églises, elles nous racontent des histoires sacrées avec une beauté qui n'a d'égale que la foi qui les anime.
Parmi ces vitraux, il y en a un qui m'a particulièrement marqué, celui représentant Saint Louis, ce bon roi de France. Assis sur son trône, la couronne sur la tête, il semble veiller sur son royaume avec une bienveillance toute divine. Les couleurs vives et chatoyantes de sa représentation, la lumière du soleil qui les traverse, tout cela crée une atmosphère magique, comme si le saint roi lui-même veillait sur nous depuis les cieux.
Quand on contemple ces vitraux, on ne peut s'empêcher de se sentir transporté dans le temps, de ressentir l'histoire qui s'anime devant nos yeux. C'est comme si ces saints et ces rois étaient encore parmi nous, guidant nos pas et veillant sur nos âmes.
Alors, amis, la prochaine fois que vous entrez dans une église ancienne, levez les yeux vers ces trésors de verre et laissez-vous emporter par la grâce de ces vitraux classiques, car ils sont le reflet de notre héritage spirituel et artistique, une fenêtre ouverte sur notre passé et sur notre foi.
Enfin, une collection fascinante de reliquaires est soigneusement présentée dans plusieurs vitrines.
Et pour couronner le tout, l'orgue Collet, récemment restauré, se dresse avec fierté, doté de 18 jeux, prêt à enchanter les âmes de tous ceux qui franchissent ses portes.
Le fond de l'église avec l'orgue

Ah, Château-Gombert, ce petit bijou lové dans le 13e arrondissement de Marseille, c'est comme un trésor caché aux confins du nord de la cité, tout près de Plan-de-Cuques, au pied majestueux du massif de l'Étoile. Le quartier, c'est comme si son âme s'était forgée autour de ce vieux village de Château-Gombert, qu'on appelle aussi Castèugombèrt ou Castèu-Goumbert en provençal, et qui continue à battre la chamade en son cœur.
À l'époque médiévale, Château-Gombert faisait partie de cette seigneurie ecclésiastique d'Allauch, un nom qui sonne déjà comme une légende. Mais en 1595, les habitants ont eu l'astucieuse idée de racheter leurs droits seigneuriaux au chapitre de la cathédrale de Marseille. Ils ont alors décroché le sésame pour savourer les privilèges réservés aux citoyens de la grande ville. Certains le regrettent! À partir de là, jusqu'à la Révolution, le quartier a mené sa barque avec une belle indépendance. Tous les trois ans, une assemblée générale des "possédant-biens" se rassemblait pour élire deux syndics aux commandes du quartier. Et ils avaient même leur "exacteur," une sorte de percepteur pour collecter les impôts fonciers.
De 1790 à 1801, Château-Gombert s'est hissé au rang de chef-lieu de canton des Bouches-du-Rhône. Son territoire s'étendait à perte de vue, englobant même Plan-de-Cuques et flirtant avec les Chartreux. Il est maintenant dans le canton des Olives.
Mais voilà, depuis 1801, Château-Gombert s'est fondu dans la grande famille de la commune de Marseille. Pourtant, il tient tête et garde farouchement son identité propre, comme un coq gaulois au milieu d'une basse-cour.
Dans les années 30, une petite flamme d'indépendance a brûlé dans le cœur des Gombertois, ces fiers habitants de Château-Gombert, qui ont rêvé de se détacher de Marseille pour former leur propre commune. Mais voilà, le destin avait un sens de l'ironie bien particulier. Car imaginez-vous un instant, si ces braves gens avaient réussi, ils auraient dû s'acquitter d'une taxe pour simplement se rendre à Marseille, la ville voisine ! Un comble, n'est-ce pas ?
Puis, vint l'année 1949, le grand moment du référendum, avec une participation timide et un résultat qui prônait le statu quo. Les rêves d'indépendance furent repoussés !
Pourtant, aujourd'hui, certains Gombertois se remémorent ce temps passé et ressentent parfois une pointe de nostalgie pour leur ancienne proximité avec Allauch. Les liens du passé sont toujours là, bien ancrés, et même si les temps ont changé, on les retrouve sur Facebook. Les "Allaudiens," les "Plan-de-Cuquois," et les "Gombertois" se rassemblent dans des groupes où les souvenirs se partagent, où l'histoire locale s'écrit et se raconte ou le tracas du quotidien se racontent et peut-être qu'un avenir commun se dessine.
C'est comme une volonté discrète, presque secrète, de rester unis malgré les frontières administratives. Parce que, finalement, l'amitié et la fraternité n'ont pas besoin de frontières, et les gens savent que les véritables trésors se trouvent dans les liens tissés au fil des ans.
Le Musée Provençal
Et puis, il y a ce Musée Provençal, ce petit musée du terroir marseillais qui est devenu un véritable gardien des traditions et de l'âme de la Provence. C'est l'histoire d'un gars du coin, le félibre Jean-Baptiste Julien-Pignol, qui, inspiré par les récits de Frédéric Mistral, a décidé de créer un endroit où la culture provençale pourrait s'épanouir. En 1927, il a monté l'Escolo Felibrenco : lou Roudelet Felibren de Castèu-Goumbert, et avec ça, il s'est pas contenté d'organiser des réunions culturelles, non, non. Il a aussi construit une maison de repos pour nos anciens, parce que la solidarité, c'est sacré ici.
Musée Provençal vu de loin et de derrière
Ce musée a ouvert ses portes le 25 juin 1928, sous le nom de Muséon d'Art Prouvençau, et depuis, il a pas chômé. Au départ, il n'était qu'une petite cuisine provençale, comme une veillée où les gens se retrouvaient pour partager leurs souvenirs et leurs traditions, dans la langue de leurs ancêtres. Aujourd'hui, après presque un siècle, il a grandi, le musée. Il abrite des milliers d'objets dans dix salles, de la cuisine à la chambre bourgeoise, en passant par la salle à manger, la salle Renaissance, celle des santons, et même une dédiée aux jouets. Une bibliothèque antique, remplie de milliers de bouquins, c'est le joyau de la couronne.
Chapelle du Musée. L'entrée est l'ancienne de l'église de Cassis.
Le bâtiment lui-même, avec sa tour, ses créneaux, ses fenêtres à meneaux, c'est comme un château médiéval sorti tout droit des rêves d'enfance.
Tout ça, c'est grâce aux dons des familles marseillaises et provençales, rassemblés pendant plus d'un siècle. Et maintenant, entre 2021 et 2024, le musée s'offre une petite cure de jouvence avec des travaux de restauration. Une beauté éternelle ...
Cours intérieur
Depuis 1939, c'est l'Association des Œuvres Sociales et Régionalistes de Château-Gombert Provence (AOSRCG) qui veille sur ce trésor, comme une mère poule sur ses poussins. Un endroit qui, sous le soleil de Provence, continue de chanter les louanges de ses racines et de ses traditions, comme un poème en prose qui ne finit jamais.
L'Eglise Saint-Mathieu
L'église Saint-Matthieu de Château-Gombert, dressée tel un fier phare au cœur de Château Gombert est bien plus qu'une simple église paroissiale. C'est une pièce maîtresse de l'Archidiocèse de Marseille, un véritable joyau chargé d'histoire, une des plus belle église de Marseille.
Tout commence avec la première église de Château-Gombert, humblement dédiée à Saint-Mitre. Elle fait son entrée dans les annales sous différents noms, tels que "Cella Sancti Mitrii" dans un cartulaire de Saint Victor en 1113, ou encore "Ecclesia Sancti Mitrii ad Castrum Gumberti" dans une bulle papale datant de 1153. Cette bulle venait confirmer les droits de l'église cathédrale de Marseille sur certains biens.
En 1390, les représentants de la communauté de Château-Gombert ont obtenu le feu vert de l'évêque de Marseille, Aymar de la Voûte, pour restaurer cette église et y nommer un prêtre.
Hélas, il ne reste aucune trace archéologique de cette vieille église, probablement engloutie par les tourmentes de l'histoire lors des sièges de Marseille par les troupes de Charles Quint en 1524 et 1536. Seul le quartier voisin de Saint-Mitre en porte encore la mémoire.
Puis, en 1595, les habitants de Château-Gombert ont décidé de faire leurs bagages, quittant ainsi la seigneurie d'Allauch pour rejoindre la grande famille de Marseille. Ils entreprirent alors la construction d'une nouvelle église à l'emplacement actuel, à plus d'un kilomètre à l'est de son ancienne demeure présumée. Cette nouvelle église fut consacrée à Saint-Matthieu, mais il semblerait qu'elle n'ait pas été très bien bâtie, car en 1685, lors d'une visite pastorale, l'évêque de Marseille, Gaspard de Vintimille du Luc, interdit la célébration de la messe en ces lieux. Qu'à cela ne tienne, les possédants-biens du quartier ont relevé le défi et, l'année suivante, ont entrepris la construction d'une nouvelle église. La tâche fut confiée à deux maçons d'Allauch, Pierre Blanc et son fils. L'édifice fut achevé en 1688, et une expertise minutieuse de l'époque confirme que l'église actuelle, à quelques détails près, est bien celle construite à cette période.
Pour l'intérieur de l'église, les syndics du quartier ont fait appel à de talentueux artistes marseillais, notamment les frères François et Pierre Bernard pour le retable du sanctuaire et la chaire, ainsi que François Puget pour le tableau d'autel représentant la vocation de Saint-Matthieu. En 1756, un campanile en fer forgé couronna le clocher, et la cloche qu'il abrite est l'une des rares à avoir échappé aux saisies révolutionnaires à l'époque tumultueuse de la Révolution française.
En 1707, l'église fut érigée en paroisse, devenant ainsi l'une des huit paroisses de la ville de Marseille et la troisième du terroir marseillais.
La Révolution française apporta une période trouble dans l'histoire de l'église. En janvier 1794, elle fut vidée de son contenu, à l'exception de la chaire et de la statue de l'Ecce Homo, soigneusement scellée dans sa niche. Un jour, l'un de ces révolutionnaires, un homme enflammé par l'idée de tout renverser, s'en prit à notre statue. Il avait la hargne dans les yeux, prêt à briser ce symbole du passé. Mais voilà, mes amis, au moment où il leva son marteau pour porter le coup fatal, quelque chose de bien étrange se produisit. Les yeux de la statue clignotèrent, comme si elle avait un souffle de vie.
Le révolutionnaire fut saisi d'effroi. C'était comme si la statue elle-même lui avait lancé un avertissement, un regard venu du fond des âges. Les autres révolutionnaires présents furent eux aussi pris de peur, croyant à un prodige divin. Ils s'enfuirent, laissant là leur camarade, le marteau toujours en main.
Ce révolutionnaire, celui qui avait voulu porter le coup, était désormais différent. Il avait été touché au plus profond de son être par ce qu'il avait vu. Une dévotion s'empara de lui, une foi nouvelle dans la statue qui avait miraculeusement échappé à sa destruction. Il décida de consacrer sa vie à la protéger, à la vénérer comme un signe du destin.
Elle devint alors le lieu de réunion de la section révolutionnaire de "Gombert," le nom "château" étant alors proscrit comme un vestige de l'Ancien Régime. Elle retrouva toutefois son rôle sacré après cette période agitée.
Et c'est ainsi, mes amis, que dans notre petit coin de Provence, cette vieille statue est demeurée debout, témoin silencieux des folies de la Révolution, mais aussi de la puissance des mystères qui peuvent habiter notre monde. C'est une histoire qui se transmet de génération en génération, comme un rappel que même au milieu de la tourmente, il peut y avoir des miracles qui nous laissent perplexes, émerveillés et transformés. Il y a des témoignages, mes amis, des récits de personnes dont la vue s'est améliorée après avoir prié devant cette statue. On raconte que les yeux de la statue, ces yeux qui ont clignoté jadis pour faire fuir les révolutionnaires, possèdent un pouvoir de guérison mystérieux. Les maladies des yeux, elles s'effacent peu à peu, comme si la statue avait le don de les apaiser.
C'est ainsi que la statue, au-delà de son histoire tumultueuse, est devenue un symbole d'espoir et de guérison pour notre village. Elle incarne la foi en quelque chose de plus grand, en une force qui veille sur nous, même dans nos moments les plus sombres. Et ainsi, elle continue de nous rappeler que la vie est faite de mystères et de miracles, qui sont bien plus présents dans notre quotidien qu'on ne pourrait le croire.
Et c'est ainsi, mes amis, que dans notre petit coin de Provence, cette vieille statue est demeurée debout, témoin silencieux des folies de la Révolution, mais aussi de la puissance des mystères qui peuvent habiter notre monde. C'est une histoire qui se transmet de génération en génération, comme un rappel que même au milieu de la tourmente, il peut y avoir des miracles qui nous laissent perplexes, émerveillés et transformés. Il y a des témoignages, mes amis, des récits de personnes dont la vue s'est améliorée après avoir prié devant cette statue. On raconte que les yeux de la statue, ces yeux qui ont clignoté jadis pour faire fuir les révolutionnaires, possèdent un pouvoir de guérison mystérieux. Les maladies des yeux, elles s'effacent peu à peu, comme si la statue avait le don de les apaiser.
C'est ainsi que la statue, au-delà de son histoire tumultueuse, est devenue un symbole d'espoir et de guérison pour notre village. Elle incarne la foi en quelque chose de plus grand, en une force qui veille sur nous, même dans nos moments les plus sombres. Et ainsi, elle continue de nous rappeler que la vie est faite de mystères et de miracles, qui sont bien plus présents dans notre quotidien qu'on ne pourrait le croire.
Avec le concordat de 1801, l'église put récupérer certaines de ses pièces de mobilier qui avaient été saisies, ainsi que d'autres éléments provenant d'autres églises, grâce aux bonnes relations entretenues entre le recteur de la paroisse de l'époque et le préfet des Bouches-du-Rhône. C'est ainsi que de nombreux tableaux des XVIIe et XVIIIe siècles, classés aux Monuments Historiques, ont été préservés. Le mobilier de l'église a depuis été traité avec le plus grand respect par le clergé.
L'église Saint-Matthieu fut finalement consacrée par saint Eugène de Mazenod le 13 juillet 1834.
L'église, située avenue Paul-Dalbret, arbore une seule nef flanquée de cinq chapelles de chaque côté. Ses dimensions impressionnent, avec 31 mètres de long, 13,5 mètres de large et 13 mètres de hauteur sous voûte.
Le mobilier de l'église est un véritable trésor, comprenant de magnifiques tableaux classés, issus de l'école provençale des XVIIe et XVIIIe siècles. Parmi eux, "La Résurrection de Lazare" de Louis Finson,
"La Vocation de Saint Matthieu" de François Puget, ainsi que trois œuvres de Michel Serre : "Le Purgatoire," "L'Agonie de la Madeleine," et "Les Saints franciscains devant la Vierge." Les chapelles abritent également d'autres tableaux, tels que "Le Couronnement de la Vierge" et "L'Agonie de Saint Joseph," tous deux anonymes du XVIIe siècle, ainsi que plusieurs ex-voto peints.
L'église est également le gardien de nombreuses statues, chacune avec son histoire à raconter. Parmi elles, un buste de saint Mathieu sculpté par Albert Duparc,
, l'"Assomption" de Coder, la "Vierge au bouquet," "Saint Lazare," "Saint Denis," "Saint Roch de Galard," une statue de sainte Marie-Madeleine du XVIIIe siècle, et une statue moderne de saint Éloi sculptée par André Franz.
buste de Saint Matthieu et derrière statue de Saint Roch
buste de Saint Matthieu et derrière statue de Saint Roch
Ah, les vitraux classiques, c'est tout un spectacle, je vous le dis ! Ces merveilles de verre coloré qui ornent nos églises, elles nous racontent des histoires sacrées avec une beauté qui n'a d'égale que la foi qui les anime.
Parmi ces vitraux, il y en a un qui m'a particulièrement marqué, celui représentant Saint Louis, ce bon roi de France. Assis sur son trône, la couronne sur la tête, il semble veiller sur son royaume avec une bienveillance toute divine. Les couleurs vives et chatoyantes de sa représentation, la lumière du soleil qui les traverse, tout cela crée une atmosphère magique, comme si le saint roi lui-même veillait sur nous depuis les cieux.
Quand on contemple ces vitraux, on ne peut s'empêcher de se sentir transporté dans le temps, de ressentir l'histoire qui s'anime devant nos yeux. C'est comme si ces saints et ces rois étaient encore parmi nous, guidant nos pas et veillant sur nos âmes.
Alors, amis, la prochaine fois que vous entrez dans une église ancienne, levez les yeux vers ces trésors de verre et laissez-vous emporter par la grâce de ces vitraux classiques, car ils sont le reflet de notre héritage spirituel et artistique, une fenêtre ouverte sur notre passé et sur notre foi.
Enfin, une collection fascinante de reliquaires est soigneusement présentée dans plusieurs vitrines.
Et pour couronner le tout, l'orgue Collet, récemment restauré, se dresse avec fierté, doté de 18 jeux, prêt à enchanter les âmes de tous ceux qui franchissent ses portes.
















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