đźš‹ Marseille de station en station – T2 (8/15) : Noailles, de la rue des Nobles au quartier-monde

 

HĂ´tels aristocratiques, commerces mĂ©diterranĂ©ens et mĂ©moire de la rue d’Aubagne : quatre siècles de mĂ©tamorphoses au cĹ“ur de Marseille

Série : Marseille de station en station
Ligne : Tramway T2
Étape : 8 sur 15
Station : Noailles
Quartier : Noailles, 1er arrondissement
Publication prévue : 28 juin 2029




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🌿 Resumit en prouvençau

Noailles es vuei un di quartiĂ© lou mai poupulari e mediterranen de Marsiho. Mai au siècle XVII, l’endrĂ© èro bèn diferènt : la carriero de Noailles s’apelavo d’abord la carriero di Noble e de grand famiho iĂ© fasiĂ© basti sis oustau.

Puei lou quartiĂ© cambiè. Li grand oustau fuguèron destrui pèr alarga li carriero, lis oustau de viageur arribèron, e li negòci prenguèron la plaço. Au siècle XX, Noailles venguè un endrĂ© de mercat e d’acuei pèr de populacioun vengudo de touto la Mieterrano e de mai luen. Vuei, li carriero, li boutigo e li senteur raconton uno Marsiho-mounde, mai lou quartiĂ© gardo tambèn la doulourouso memòri dĂłu 5 de nouvèmbre 2018.

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📝 Article

En descendant des RĂ©formĂ©s, on pourrait raconter Noailles par ses transports. Il y aurait beaucoup Ă  dire : la gare souterraine, le tunnel sous la Plaine, les locomotives Ă  vapeur, le cĂ©lèbre tramway 68 et le rĂ©seau moderne qui lui a succĂ©dĂ©. Nous l’avons cependant dĂ©jĂ  fait dans un prĂ©cĂ©dent article consacrĂ© prĂ©cisĂ©ment Ă  cette histoire.

Pour cette étape de Marseille de station en station, regardons donc Noailles autrement.

Le quartier est fascinant parce qu’il a changĂ© plusieurs fois de population, de fonction et presque d’identitĂ© sans jamais cesser d’ĂŞtre l’un des grands lieux de passage du centre de Marseille. La rue autrefois frĂ©quentĂ©e par la noblesse devient au XIXᵉ siècle l’une des vitrines hĂ´telières de la ville, puis le quartier se popularise et accueille des commerces venus de toute la MĂ©diterranĂ©e. Aujourd’hui encore, quelques dizaines de mètres permettent de traverser plusieurs siècles d’histoire sociale marseillaise.

Noailles n’a jamais Ă©tĂ© figĂ©. C’est prĂ©cisĂ©ment ce qui le dĂ©finit.

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🏛️ Quand Noailles Ă©tait la rue des Nobles

Il faut remonter au grand agrandissement de Marseille sous Louis XIV.

En 1666, les nouveaux quartiers commencent Ă  se dĂ©velopper Ă  l’extĂ©rieur des anciennes limites de la ville. La Canebière est percĂ©e et, dans son prolongement, apparaĂ®t une voie appelĂ©e très simplement rue des Nobles.

Le nom décrit parfaitement ses premiers habitants.

De riches familles marseillaises choisissent ce secteur neuf pour y Ă©difier de grandes demeures. En 1679, le constructeur de galères Jean-Baptiste Chabert fait notamment bâtir un hĂ´tel particulier qu’il loue Ă  Jacques de Noailles, lieutenant des galères. Son patronyme finit par s’attacher Ă  la rue, puis Ă  la porte voisine et finalement Ă  tout le quartier. (marseille-tourisme.com)

D’autres demeures prestigieuses se trouvent alors dans le secteur, notamment les hĂ´tels de Manse et de Mirabeau.

Le contraste avec le Noailles actuel est saisissant. Nous sommes aujourd’hui dans l’un des quartiers les plus denses et les plus populaires du centre. Au XVIIᵉ siècle, la mĂŞme adresse Ă©tait recherchĂ©e par l’Ă©lite marseillaise.

Cette première Noailles va pourtant presque entièrement disparaître.

Au XIXᵉ siècle, Marseille veut Ă©largir ses grands axes. En 1859, la municipalitĂ© dĂ©cide de porter la rue Noailles Ă  la largeur de la Canebière. Les travaux commencent en 1860 et entraĂ®nent la destruction d’une partie des anciennes demeures aristocratiques. (tourisme-marseille.com)

L’ancienne rue des Nobles disparaĂ®t donc en grande partie au moment mĂŞme oĂą Marseille entre dans sa grande pĂ©riode de prospĂ©ritĂ© commerciale.

Mais le luxe ne quitte pas immédiatement Noailles.

Il change simplement de forme.

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🏨 Des hôtels particuliers aux grands hôtels

Au lieu des hôtels particuliers du XVIIᵉ siècle apparaissent désormais les grands hôtels de voyageurs.

Marseille est alors un immense port international. NĂ©gociants, fonctionnaires, voyageurs, artistes et personnalitĂ©s politiques y arrivent quotidiennement. La Canebière et Noailles constituent naturellement l’un des endroits oĂą ils cherchent Ă  sĂ©journer.

En 1863 ouvrent notamment l’HĂ´tel du Louvre et de la Paix et un autre grand Ă©tablissement hĂ´telier ; en 1865 apparaĂ®t le Grand HĂ´tel de Noailles. Les hĂ´tels de la Canebière acquièrent une telle rĂ©putation que la presse marseillaise publie rĂ©gulièrement les noms des personnalitĂ©s qui y descendent. (marseille-tourisme.com)

Pendant quelques dĂ©cennies, Noailles constitue donc l’une des vitrines les plus Ă©lĂ©gantes de Marseille.

Puis la géographie commerciale change encore.

Les magasins bourgeois gagnent notamment la rue Saint-FerrĂ©ol. La circulation augmente. Les voyageurs disposent d’autres quartiers et d’autres formes d’hĂ©bergement. Les anciennes adresses prestigieuses dĂ©clinent ou changent d’usage.

Le Grand HĂ´tel de Noailles ferme finalement en 1979. Le bâtiment est aujourd’hui occupĂ© par des services de police.

Le passage du palais aristocratique Ă  l’hĂ´tel de luxe, puis de l’hĂ´tel Ă  un bâtiment administratif pourrait presque rĂ©sumer Ă  lui seul l’histoire du quartier.

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🌍 Noailles devient un quartier-monde

Pendant ce temps, un autre Noailles apparaît dans les rues situées derrière la Canebière.

Les anciennes propriétés conventuelles des Capucins ont été morcelées après la Révolution. Des immeubles étroits, souvent organisés selon le modèle marseillais des deux ou trois fenêtres, remplissent progressivement les îlots. Les rez-de-chaussée accueillent toujours davantage de commerces.

Au cours du XXᵉ siècle, les migrations successives transforment profondément le quartier.

Italiens, ArmĂ©niens, populations venues du Maghreb, d’Afrique subsaharienne, des Comores, du Proche-Orient puis d’Asie participent, Ă  des pĂ©riodes diffĂ©rentes et sans constituer un ensemble homogène, Ă  la vie Ă©conomique du secteur.

Le port est Ă  quelques minutes.

Noailles devient l’un des endroits oĂą les marchandises et les habitudes culinaires venues d’ailleurs entrent dans le quotidien marseillais.

Le phĂ©nomène est encore visible aujourd’hui.

Dans la rue Longue-des-Capucins et autour de la halle Delacroix, les magasins de tissus, les boucheries, les poissonneries et les Ă©piceries spĂ©cialisĂ©es voisinent avec les vendeurs d’Ă©pices, de fruits tropicaux ou de produits mĂ©diterranĂ©ens. L’Office de tourisme dĂ©crit encore Noailles comme un endroit oĂą se mĂŞlent produits d’Afrique, du Maghreb et d’autres rĂ©gions du monde. (marseille-tourisme.com)

C’est ici que l’expression « Marseille, porte de l’Orient » cesse d’ĂŞtre une formule du XIXᵉ siècle pour devenir une rĂ©alitĂ© quotidienne.

Noailles ne possède pourtant rien d’un musĂ©e des communautĂ©s.

Les populations changent, les commerces ferment ou se transforment, de nouvelles enseignes apparaissent. Ce qui demeure est plutĂ´t une fonction : permettre Ă  des produits, des savoir-faire et des manières de vivre venus d’ailleurs de devenir progressivement marseillais.

C’est en cela que Noailles est un quartier-monde.

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🌿 Des commerces qui traversent les siècles

Au milieu de cette mobilité permanente, certaines enseignes sont pourtant devenues de véritables points fixes.

Père Blaize est installĂ© rue MĂ©olan depuis 1815. L’histoire commence avec Toussaint Blaize, herboriste venu des Alpes. Marseille et son port lui permettent bientĂ´t de complĂ©ter les plantes montagnardes par des produits arrivĂ©s de beaucoup plus loin.

Quelques rues plus bas, Maison Empereur, fondĂ©e en 1827, dĂ©veloppe une autre forme de mĂ©moire commerciale. Quincaillerie, coutellerie, droguerie, ustensiles de cuisine, outils et objets du quotidien s’accumulent dans une maison qui fonctionne presque comme un conservatoire involontaire des gestes domestiques.

Ces commerces sont passionnants parce qu’ils empĂŞchent de raconter Noailles comme une simple succession de ruptures.

Le quartier change constamment, mais certaines pratiques demeurent.

On venait déjà ici au XIXᵉ siècle pour acheter des produits difficiles à trouver ailleurs.

On y vient encore pour la mĂŞme raison.

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🎭 Note culturelle : Gandhi et ses chèvres au Noailles

Parmi les voyageurs prestigieux passés dans les grands hôtels de Noailles figure un visiteur assez inattendu.

En 1931, Mahatma Gandhi sĂ©journe Ă  Marseille lors de son voyage vers Londres pour participer Ă  la deuxième confĂ©rence de la Table ronde consacrĂ©e Ă  l’avenir politique de l’Inde.

L’Office de tourisme de Marseille rapporte qu’il sĂ©journe au Noailles accompagnĂ© de… ses deux chèvres. (marseille-tourisme.com)

L’anecdote est savoureuse, mais elle rappelle surtout le statut international qu’avaient alors les grands hĂ´tels de la Canebière.

Marseille Ă©tait une Ă©tape entre l’Europe et la MĂ©diterranĂ©e, entre les bateaux arrivant d’Orient et les trains conduisant vers Paris ou Londres.

Un leader indĂ©pendantiste indien pouvait donc se retrouver dans le mĂŞme quartier oĂą, quelques dĂ©cennies plus tard, des Ă©piceries vendraient des produits venus d’Afrique, d’Asie et du monde arabe.

Noailles était déjà un carrefour mondial avant de devenir un quartier-monde.

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🕯️ Rue d’Aubagne : une mĂ©moire qui change le regard sur le quartier

Cette capacité de Noailles à absorber les transformations ne doit cependant jamais servir à romantiser ses difficultés.

Le 5 novembre 2018 Ă  9 h 05, les immeubles des 63 et 65 rue d’Aubagne s’effondrent.

Huit personnes meurent.

Le drame bouleverse Marseille et rĂ©vèle au grand jour l’ampleur du problème de l’habitat dĂ©gradĂ© dans le centre ancien. La Ville reconnaĂ®t aujourd’hui cet Ă©vĂ©nement comme une rupture majeure dans l’histoire collective du quartier. (marseille.fr)

La place du 5 Novembre 2018, créée Ă  l’intersection des rues d’Aubagne et de l’Arc, maintient la mĂ©moire des victimes dans l’espace public. (marseille.fr)

Mais la question dépasse le seul mémorial.

Noailles concentre un habitat ancien particulièrement fragile. Les études publiques ont identifié plusieurs centaines de logements concernés par les opérations de requalification des îlots Noailles-Delacroix et Noailles-Ventre. Depuis le drame, acquisitions publiques, réhabilitations, production de logements sociaux et dispositifs de contrôle se sont multipliés. (marseille.fr)

Sur l’emplacement des immeubles effondrĂ©s, la Ville a Ă©galement engagĂ© la crĂ©ation d’un lieu ressource, conçu avec les familles, les habitants et les associations afin d’associer mĂ©moire, rencontres et vie du quartier. Le permis de construire a Ă©tĂ© dĂ©livrĂ© en 2024 et les travaux ont commencĂ© en 2025. (marseille.fr)

Le patrimoine de Noailles ne peut donc plus être regardé uniquement comme une collection de façades pittoresques.

Il pose une question beaucoup plus fondamentale : comment conserver un quartier ancien tout en permettant Ă  ses habitants d’y vivre dignement ?

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đź‘€ Ă€ voir : Noailles en marchant plutĂ´t qu’en collectionnant les monuments

Noailles se prĂŞte mal Ă  une visite faite d’une succession de monuments.

Le mieux est de marcher.

Depuis la station, il suffit d’entrer dans les petites rues pour passer du marchĂ© des Capucins Ă  la rue Longue-des-Capucins, puis de rejoindre la halle Delacroix, la rue d’Aubagne, Père Blaize et Maison Empereur. Les façades, les enseignes, les marchandises et les conversations donnent davantage Ă  comprendre que n’importe quel monument isolĂ©.

Il faut aussi regarder au-dessus des boutiques.

Les immeubles Ă©troits, les fenĂŞtres, les escaliers et les parcelles profondes rappellent que derrière l’incroyable densitĂ© commerciale existe un quartier habitĂ©.

Enfin, la place du 5 Novembre 2018 impose une halte différente.

Elle rappelle que visiter Noailles signifie également respecter la mémoire de ceux qui y vivaient.

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đźš‹ Et le tramway dans tout cela ?

Il est toujours là, bien sûr.

Noailles reste l’un des grands nĹ“uds de transports du centre marseillais. Le tunnel historique, la ligne 68 puis la T1 ont dĂ©jĂ  donnĂ© au quartier une place exceptionnelle dans l’histoire des tramways français.

Mais cette histoire mérite son propre article.

Notre prĂ©cĂ©dent billet « Noailles : du tramway souterrain au cĹ“ur » lui est prĂ©cisĂ©ment consacrĂ©.

Pour cette sĂ©rie T2, il suffit donc de retenir une chose : depuis 2026, l’ancienne station Canebière Garibaldi porte officiellement le nom de Noailles.

Le changement est finalement assez logique.

Le tramway ne dessert pas seulement un croisement de rues.

Il dessert un quartier dont le nom rĂ©sume plusieurs siècles d’histoire marseillaise.

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🏙️ De la rue des Nobles au quartier-monde

Noailles pourrait facilement ĂŞtre dĂ©crit par une sĂ©rie d’oppositions.

Aristocratique puis populaire.

Français puis immigré.

Luxueux puis pauvre.

Ancien puis contemporain.

Mais ces oppositions sont trop simples.

Le quartier n’a jamais complètement remplacĂ© une identitĂ© par une autre. Il les a superposĂ©es.

Le nom d’un lieutenant des galères du XVIIᵉ siècle dĂ©signe aujourd’hui un quartier connu pour ses commerces maghrĂ©bins et africains. Les anciens terrains d’un couvent catholique sont devenus un marchĂ© oĂą se retrouvent des produits du monde entier. Ă€ cĂ´tĂ© de boutiques rĂ©cemment ouvertes subsistent des commerces fondĂ©s sous la Restauration.

MĂŞme le drame de 2018 produit dĂ©sormais une nouvelle couche d’histoire : celle d’un quartier qui demande que sa rĂ©novation ne signifie ni oubli des victimes ni disparition de ses habitants.

Noailles n’est donc pas seulement le ventre de Marseille.

Il en est peut-ĂŞtre l’un des meilleurs rĂ©sumĂ©s.

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📚 Pour aller plus loin

🔗 Noailles : du tramway souterrain au cœur
L’autre visage de Noailles : la gare souterraine, le tunnel historique et le tramway 68. Ce billet complète volontairement le prĂ©sent article, qui adopte un angle social et urbain diffĂ©rent.

🔗 Réformés-Canebière : là où commence la grande avenue
Quelques centaines de mètres plus haut, les anciennes allées de Meilhan racontent une autre étape de la transformation de la Canebière et du centre marseillais.

🔗 Marseille Royale (3) : Henri II et Catherine de Médicis
Pour retrouver Catherine de MĂ©dicis, directement liĂ©e Ă  l’histoire de l’installation des Capucins Ă  Marseille.

đź”— Camas : du Campus Martius Ă  Fernandel
Une autre promenade Ă  travers un quartier marseillais dont la physionomie actuelle masque plusieurs couches d’histoire plus anciennes.

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đźš‹ Marseille de station en station : tramway T2

T2 : La Blancarde → Arenc EuromĂ©diterranĂ©e

1. La Blancarde
2. Foch Boisson
3. Foch Sakakini
4. Cinq Avenues
5. Palais Longchamp
6. Longchamp National
7. Réformés Canebière
8. Noailles ← nous sommes ici
9. Canebière Capucins
10. Belsunce Alcazar
11. Sadi Carnot
12. République Dames
13. Joliette
14. Euroméditerranée Le Silo
15. Arenc Euroméditerranée

Parcours et dénominations de référence : réseau RTM depuis 2026.

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▶️ Prochaine station : Canebière Capucins

Étape 9 sur 15
Publication prévue : 5 juillet 2029

La prochaine étape sera géographiquement très proche, mais nous changerons encore de regard.

Ă€ Canebière Capucins, nous resterons davantage Ă  la surface et sur les grands axes. Nous raconterons le cours Saint-Louis, le kilomètre zĂ©ro de Marseille, les anciens kiosques Ă  fleurs, le dĂ©part de la rue de Rome et la manière dont la Canebière s’est articulĂ©e avec Noailles et Belsunce.

Le marchĂ© des Capucins n’aura donc pas besoin d’ĂŞtre racontĂ© une troisième fois.

Nous regarderons plutôt comment, en quelques dizaines de mètres, Marseille a organisé pendant des siècles son centre commercial et son point de départ vers le reste de la ville.

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📚 Sources

đź”— Office de tourisme de Marseille : quartier Noailles
Pour la rue des Nobles, Jacques de Noailles, les grands hĂ´tels, le marchĂ© et l’Ă©volution commerciale du quartier.

🔗 Office de tourisme de Marseille : balade à la découverte de Noailles
Pour les commerces, la halle Delacroix et la diversité actuelle des produits et des rues.

🔗 Ville de Marseille : Commémoration du 5 novembre 2018
Pour les huit victimes et la création de la place du 5 Novembre 2018.

đź”— Ville de Marseille : Éradication de l’habitat indigne
Pour les opĂ©rations de rĂ©habilitation de Noailles et le projet de lieu ressource de la rue d’Aubagne.

🔗 Ville de Marseille : Rue du Musée / Musée de la Rue
Pour le travail de mémoire et la collecte des récits des habitants après le 5 novembre 2018.

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Quel Noailles avez-vous connu ? Celui des anciens hôtels, du 68, des commerces populaires, des Capucins ou des transformations plus récentes ?

Certaines familles marseillaises frĂ©quentent les mĂŞmes boutiques depuis plusieurs gĂ©nĂ©rations, tandis que d’autres ont dĂ©couvert le quartier en arrivant Ă  Marseille. Ces souvenirs permettent de raconter une histoire que les seules archives administratives ne peuvent pas restituer.

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🚋 Prochaine étape : Canebière Capucins, le 5 juillet 2029.


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