đźš‹ Marseille de station en station – T3 (5/22) : EuromĂ©diterranĂ©e Le Silo, quand Marseille se mit Ă  pousser vers le ciel

 

Du grenier à céréales aux tours de verre : autour du vieux Silo, Arenc a changé de silhouette




Série : Marseille de station en station
Ligne : Tramway T3
Étape : 5 sur 22
Station : Euroméditerranée Le Silo
Quartier : Arenc, 2ᵉ arrondissement
Publication prévue : jeudi 20 septembre 2029

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🌿 Resumit en prouvençau

Lou Silo d’Arenc, lou couneissèn deja. Bastit dins lis annado 1920 pèr reçaupre li blad dĂłu port, es vengu un di grand testimòni de la Marsiho industrialo. Mai autour d’Ă©u, tout a cambia.

A la fin dĂłu siècle vint, Arenc èro encaro un paĂŻsage de hangar, de depĂ´t, de rail e de terren portuĂ ri. Puei Euromediterrano arrivè. La tour CMA CGM, La Marseillaise e d’Ă utri bastimen aut venguèron dessina uno nouvello siloueto sus lou front de mar. Lou Silo, Ă©u, restè aquĂ­.

Es aquelo counfrontacioun que racountèn vuei : lou vièi Marsiho dóu blad, dóu beton e di marchandiso davans lou Marsiho dóu vèire, di burèu e di tour. Uno vilo que, après avé gagna sus la mar, a coumença de gagna sus lou cèu.

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📝 Article

À peine avons-nous quitté Arenc Euroméditerranée que nous retrouvons un bâtiment familier.

Le Silo.

Avec la T2, nous lui avions consacré tout un article. Nous avions raconté sa construction en 1926, sa fonction de gigantesque machine à céréales, son abandon progressif, la menace de démolition puis sa spectaculaire reconversion culturelle.

Il serait donc inutile de refaire exactement la mĂŞme histoire.

Cette fois, il faut reculer de quelques pas.

Et regarder ce qui a poussé autour de lui.

Car pendant que le vieux Silo survivait, tout le paysage d’Arenc Ă©tait en train de changer.

Les hangars ont disparu.

Les voies ont reculé.

Les entrepôts ont cédé une partie de leur place.

Et lĂ  oĂą l’on regardait autrefois les grues du port, Marseille a commencĂ© Ă  dresser des tours.

Le Silo est ainsi devenu quelque chose qu’il n’avait jamais Ă©tĂ© prĂ©vu qu’il devienne :

un témoin de la naissance de la skyline marseillaise.

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🏭 Avant les tours, un paysage presque entièrement industriel

Il faut oublier un instant le Marseille actuel.

Pas de tour CMA CGM.

Pas de Marseillaise.

Pas de façade de bureaux dominant le port.

Pendant une grande partie du XXᵉ siècle, Arenc est d’abord un immense espace de travail.

Le port occupe la façade maritime. Derrière lui viennent les voies ferrées, les entrepôts, les installations logistiques et les bâtiments industriels.

Le Silo appartient parfaitement Ă  ce paysage.

Il n’Ă©tait pas conçu comme une curiositĂ© architecturale.

C’Ă©tait une machine.

Construit en 1926, l’ancien silo Ă  blĂ© d’Arenc permettait de mĂ©caniser le dĂ©chargement et l’acheminement des cĂ©rĂ©ales arrivant par le port. La Ville de Marseille rappelle qu’il reprĂ©sentait alors une innovation considĂ©rable dans la manutention portuaire.

Aujourd’hui, son immense façade de bĂ©ton nous paraĂ®t presque monumentale.

Ă€ l’Ă©poque, elle Ă©tait surtout fonctionnelle.

Autour, le paysage était de même nature : hangars, quais, wagons, grues et bâtiments utilitaires.

C’Ă©tait une ville conçue pour produire et transporter.

Pas pour être photographiée depuis la mer.

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🌊 Marseille avait dĂ©jĂ  changĂ© d’horizon

Pour comprendre la transformation d’Arenc, il faut se rappeler que Marseille a dĂ©jĂ  profondĂ©ment modifiĂ© son propre paysage maritime au XIXᵉ siècle.

Les nouveaux bassins du port ont avancé vers le nord.

Des terrains ont été gagnés sur la mer.

L’ancien rivage a disparu derrière les remblais, les quais et les installations portuaires.

Pendant des décennies, cette nouvelle façade maritime est restée essentiellement industrielle.

Puis une deuxième transformation commence.

Cette fois, Marseille ne gagne plus de terrain sur la mer.

Elle gagne de la hauteur.

La crĂ©ation d’EuromĂ©diterranĂ©e en 1995 constitue le grand tournant. L’opĂ©ration d’intĂ©rĂŞt national doit transformer plusieurs centaines d’hectares de quartiers portuaires, ferroviaires et industriels proches du centre.

Arenc se trouve en plein milieu.

Ce qui Ă©tait un arrière-port devient progressivement un territoire de bureaux, de logements, d’Ă©quipements culturels et de transports.

Le changement n’est donc pas simplement architectural.

Il correspond Ă  un changement d’Ă©conomie.

La ville industrielle devient aussi une ville de services.

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🏢 Pourquoi construire des tours à Arenc ?

Marseille n’a Ă©videmment pas dĂ©couvert les oustalasses au XXIᵉ siècle.

La ville possédait déjà plusieurs constructions élevées, notamment la tour de la Rouvière, achevée dans les années 1960, ou le Grand Pavois, inauguré dans les années 1970.

Mais elles restaient dispersées.

Ce qui est nouveau Ă  Arenc, c’est la volontĂ© de crĂ©er une silhouette cohĂ©rente de gratte-ciel sur le front portuaire.

Au dĂ©but des annĂ©es 2000, les amĂ©nageurs imaginent ainsi plusieurs tours construites Ă  la place d’anciens entrepĂ´ts.

L’idĂ©e possède aussi une dimension symbolique.

Depuis des siècles, la silhouette de Marseille est dominée par ses collines, ses clochers et surtout Notre-Dame de la Garde.

Arenc introduit une autre verticalité.

Une verticalité économique.

Les nouveaux bâtiments ne signalent plus une église, un fort ou une colline.

Ils signalent des sièges d’entreprises, des bureaux et un quartier d’affaires.

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🚢 La tour CMA CGM : un phare sans lumière

La première grande rupture visuelle vient de la tour CMA CGM.

L’armateur marseillais souhaite regrouper dans un mĂŞme immeuble ses Ă©quipes jusque-lĂ  rĂ©parties sur plusieurs sites.

Le projet est confiĂ© Ă  Zaha Hadid, l’une des architectes les plus cĂ©lèbres du dĂ©but du XXIᵉ siècle.

La construction commence Ă  la fin de l’annĂ©e 2006.

La tour atteint environ 147 mètres et compte une trentaine d’Ă©tages. Elle devient immĂ©diatement l’un des bâtiments les plus visibles de Marseille.

Sa forme légèrement courbe et sa façade de verre rompent totalement avec les anciens entrepôts du quartier.

Mais le choix d’installer ici le siège d’un armateur possède aussi une continuitĂ© remarquable.

Le port n’a pas disparu.

Il a changé de visage.

Autrefois, l’activitĂ© maritime d’Arenc se manifestait par les grues, les dockers, les sacs de cĂ©rĂ©ales et les wagons.

DĂ©sormais, elle se manifeste aussi par un gratte-ciel depuis lequel une entreprise organise des routes maritimes Ă  l’Ă©chelle mondiale.

La tour pourrait presque être considérée comme un phare économique.

Elle ne guide pas les navires.

Elle commande leurs itinéraires.

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🔵⚪đź”´ La Marseillaise : une tour aux couleurs de la ville

La tour CMA CGM ne doit pas rester seule.

Quelques années plus tard apparaît La Marseillaise, conçue par Jean Nouvel.

Sa première pierre est posée en décembre 2014 et le bâtiment ouvre en 2018.

Avec ses quelque 135 mètres et ses trente et un Ă©tages, elle devient la deuxième grande pièce de la nouvelle silhouette d’Arenc.

Mais son apparence tranche avec celle de sa voisine.

La façade joue sur des milliers d’Ă©lĂ©ments colorĂ©s dont les nuances Ă©voquent le bleu du ciel et de la MĂ©diterranĂ©e, le blanc des nuages et des roches calcaires, ainsi que des tonalitĂ©s rouges rappelant notamment les toitures de la ville.

Jean Nouvel ne cherche donc pas seulement Ă  poser un immeuble de bureaux Ă  Marseille.

Il tente de faire entrer Marseille dans la façade elle-même.

La comparaison avec le Silo est fascinante.

Le Silo est massif, répétitif, presque brutal dans son expression industrielle.

La Marseillaise cherche au contraire à se dissoudre dans la lumière.

Deux époques.

Deux architectures.

Et seulement quelques centaines de mètres entre elles.

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🏙️ Une skyline se construit par Ă©tapes

D’autres bâtiments rejoignent progressivement cet ensemble.

Le Balthazar, plus bas, est livré en 2014.

La Porte Bleue, dessinĂ©e par Jean-Baptiste Pietri, ajoute ensuite une tour principalement consacrĂ©e au logement et Ă  l’hĂ´tellerie.

Le Mirabeau, dessiné par Hala Wardé, complète à son tour le paysage de bureaux dans les années 2020.

EuromĂ©diterranĂ©e dĂ©crit dĂ©sormais officiellement cet ensemble comme la skyline d’Arenc.

Le terme anglais peut agacer les amoureux du vocabulaire français.

Mais il dĂ©signe quelque chose de très prĂ©cis : une silhouette urbaine que l’on reconnaĂ®t Ă  ses bâtiments lorsqu’on l’observe de loin.

Paris possède la Défense.

Lyon possède la Part-Dieu.

Marseille possède dĂ©sormais, Ă  une Ă©chelle plus modeste, les tours d’Arenc.

Et leur position en bordure immédiate du port leur donne une visibilité particulière depuis la mer.

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đź§± Le Silo aurait pu ne jamais voir tout cela

Il existe pourtant un détail essentiel.

Le Silo aurait très bien pu disparaître avant la naissance de cette nouvelle ville.

Au début des années 1990, alors que le bâtiment a perdu son utilité industrielle, sa démolition est envisagée.

Le scénario aurait été parfaitement classique.

Une installation industrielle devient inutile.

On la détruit.

Puis on reconstruit.

Mais le Silo est finalement conservé.

En 1999, un concours est organisé afin de lui trouver une nouvelle vocation.

Le bâtiment est ensuite partagĂ© entre bureaux et espaces culturels, tandis qu’une grande salle de spectacle prend place dans une partie des anciennes cellules industrielles.

Le vieux silo devient donc contemporain des nouvelles tours.

C’est ce voisinage qui rend aujourd’hui le secteur particulièrement intĂ©ressant.

Si tout avait été rasé, Arenc serait simplement devenu un quartier moderne.

En conservant le Silo, Marseille a gardé une référence permettant de mesurer visuellement le changement.

On voit encore ce qu’il y avait avant.

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🎭 Le patrimoine industriel ne consiste pas à tout conserver

La transformation d’Arenc pose alors une question intĂ©ressante.

Faut-il conserver toutes les anciennes installations ?

Évidemment non.

Une ville n’est pas un musĂ©e Ă  ciel ouvert dans lequel chaque hangar devrait devenir intouchable.

Mais si l’on dĂ©truit absolument tout, on perd Ă©galement la possibilitĂ© de comprendre ce que le quartier Ă©tait autrefois.

Le Silo montre une autre voie.

Un bâtiment industriel peut changer complètement d’usage tout en conservant son volume, sa silhouette et une partie de son histoire.

Le même phénomène existe ailleurs dans Marseille.

Les Docks ont accueilli des bureaux et des commerces.

La Friche de la Belle de Mai occupe l’ancienne manufacture des tabacs.

La savonnerie La Tulipe doit retrouver une fonction culturelle dans Les Crottes.

Ă€ chaque fois, la question est la mĂŞme :

comment faire une ville nouvelle sans fabriquer un quartier amnésique ?

À Arenc, le Silo constitue probablement la réponse la plus spectaculaire.

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đźš‹ Et le tramway dans tout cela ?

Le tramway appartient lui aussi Ă  cette transformation.

La T2 atteint le secteur d’Arenc en 2010.

Ă€ l’Ă©poque, l’environnement est encore largement en chantier.

La tour CMA CGM est en train de s’imposer dans le paysage, le Silo achève sa transformation culturelle et de nombreux terrains voisins attendent leurs futurs programmes.

Les transports arrivent donc presque en mĂŞme temps que la nouvelle ville.

Cette chronologie est importante.

EuromĂ©diterranĂ©e n’a pas simplement consistĂ© Ă  construire des bureaux puis Ă  chercher comment les desservir.

L’objectif Ă©tait aussi de crĂ©er un quartier connectĂ© au reste de Marseille.

Le tramway, puis la halte ferroviaire Arenc Euroméditerranée en 2014, les bus et enfin la T3 renforcent progressivement cette fonction.

Depuis 2026, notre station se nomme Euroméditerranée Le Silo.

Le changement est assez logique.

Le bâtiment est devenu un véritable repère urbain.

On ne descend plus ici pour charger du blé.

On descend au Silo pour assister Ă  un spectacle, travailler dans le quartier ou rejoindre les tours voisines.

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đź‘€ Une ville que l’on reconnaĂ®t dĂ©sormais depuis la mer

Il existe une manière particulièrement intĂ©ressante d’observer cette transformation.

Prendre un bateau.

Pendant longtemps, lorsqu’on approchait Marseille depuis la mer, les grands repères Ă©taient naturels ou religieux.

Les collines.

Notre-Dame de la Garde.

Les forts.

Les clochers.

Aujourd’hui, la tour CMA CGM et La Marseillaise apparaissent Ă©galement très tĂ´t dans le paysage.

Cela signifie qu’Arenc a rejoint la carte mentale de Marseille.

Le quartier autrefois perçu principalement comme une zone portuaire pĂ©riphĂ©rique devient une partie de l’image officielle de la ville.

C’est peut-ĂŞtre lĂ  le changement le plus profond.

On n’a pas seulement construit des immeubles.

On a modifié la silhouette par laquelle Marseille se présente au monde.

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🎭 Note culturelle : Marseille n’est pas devenue Manhattan

À chaque projet de tour, la comparaison avec les grandes métropoles mondiales revient rapidement.

New York.

DubaĂŻ.

Londres.

La Défense.

La comparaison est pourtant trompeuse.

La particularitĂ© d’Arenc ne rĂ©side pas dans le nombre de gratte-ciel.

Ils restent peu nombreux.

Ce qui les rend remarquables est leur situation.

D’un cĂ´tĂ©, la MĂ©diterranĂ©e.

De l’autre, les collines de Marseille.

À proximité immédiate, un silo industriel des années 1920.

Plus loin, Notre-Dame de la Garde.

La skyline marseillaise ne remplace donc pas l’ancienne silhouette.

Elle s’ajoute Ă  elle.

Marseille reste une ville oĂą un gratte-ciel de verre peut apparaĂ®tre dans le mĂŞme regard qu’une basilique du XIXᵉ siècle, une grue portuaire, un ancien silo Ă  grains et une colline calcaire.

C’est prĂ©cisĂ©ment ce mĂ©lange qui empĂŞche Arenc de devenir une simple imitation d’un quartier d’affaires international.

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🏙️ Le vieux Silo regarde la nouvelle ville

Nous pouvons maintenant revenir devant notre station.

Le bâtiment qui lui donne son nom paraît presque immobile.

Le Silo a connu les céréales.

Les dockers.

Les trains de marchandises.

La désindustrialisation.

La menace de démolition.

La reconversion culturelle.

Puis il a vu arriver autour de lui un paysage que ses architectes des annĂ©es 1920 n’auraient probablement jamais imaginĂ©.

Une tour de Zaha Hadid.

Une tour de Jean Nouvel.

Des bureaux.

Des logements.

Des hĂ´tels.

Des tramways.

Une gare TER.

Le Silo est ainsi devenu la mĂ©moire verticale d’un quartier vertical.

Avec la T2, nous avions raconté comment une machine portuaire était devenue un théâtre.

Avec la T3, nous pouvons désormais raconter autre chose :

comment, autour de cette machine sauvĂ©e, Marseille s’est mise Ă  pousser vers le ciel.

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📚 Pour aller plus loin

đź”— đźš‹ Marseille de station en station – T2 (14/15) : EuromĂ©diterranĂ©e Le Silo, quand le grenier du port devint un théâtre
Le complĂ©ment indispensable Ă  cet article. PubliĂ© le 9 aoĂ»t 2029, il raconte directement l’histoire du Silo : sa construction, les cĂ©rĂ©ales, sa fonction portuaire, son abandon et sa reconversion culturelle. Ici, nous avons volontairement regardĂ© ce qui s’est construit autour de lui.

đź”— đźš‹ Marseille de station en station – T2 (15/15) : Arenc EuromĂ©diterranĂ©e, du sable au terminus
Pour remonter encore plus loin dans le passĂ© d’Arenc : avant les tours, avant le Silo et mĂŞme avant les quais, il y avait ici la mer, une plage et le Lazaret.

đź”— Saint-Louis Ă  l’heure des data centers : l’ancienne sucrerie change de siècle
Un autre exemple de transformation spectaculaire du Marseille industriel. À Saint-Louis comme à Arenc, une ancienne économie laisse place à de nouveaux usages sans que la mémoire du site disparaisse complètement.

đź”— La Blancarde : de la Renaissance au grand carrefour des rails
Pour retrouver une autre grande mutation urbaine provoquée par les infrastructures : à La Blancarde, ce sont les rails qui ont remodelé le quartier ; à Arenc, le port puis Euroméditerranée ont transformé le paysage.

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đźš‹ Marseille de station en station : tramway T3

T3 : Gèze → La Gaye

1. Gèze
📅 23 août 2029

2. Salengro Cougit
📅 30 août 2029

3. Salengro Bachas
đź“… 6 septembre 2029

4. Arenc Euroméditerranée
đź“… 13 septembre 2029

5. EuromĂ©diterranĂ©e Le Silo ← nous sommes ici
đź“… 20 septembre 2029

6. Joliette
đź“… 27 septembre 2029

7. République Dames
đź“… 4 octobre 2029

8. Sadi Carnot
đź“… 11 octobre 2029

9. Belsunce Alcazar
đź“… 18 octobre 2029

10. Cours Saint-Louis
đź“… 25 octobre 2029

11. Rome Davso
đź“… 1er novembre 2029

12. Place de Rome
đź“… 8 novembre 2029

13. Rome Dragon
đź“… 15 novembre 2029

14. Castellane
đź“… 22 novembre 2029

15. Parc du 26ème Centenaire
đź“… 29 novembre 2029

16. Cantini Rouet
📅 6 décembre 2029

17. Place Ferrié
📅 13 décembre 2029

18. Sainte-Marguerite Dromel
📅 20 décembre 2029

19. Aubert Ganay
📅 27 décembre 2029

20. Parc Sévigné
đź“… 3 janvier 2030

21. HĂ´pital Sainte-Marguerite
đź“… 10 janvier 2030

22. La Gaye
đź“… 17 janvier 2030

Depuis le 7 janvier 2026, la T3 relie Gèze Ă  La Gaye sur 9,8 kilomètres et dessert 22 stations. Notre sĂ©rie commencĂ©e le 23 aoĂ»t 2029 s’achèvera le 17 janvier 2030.

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▶️ Prochaine station : Joliette

Étape 6 sur 22
Publication prévue : jeudi 27 septembre 2029

Nous avons déjà traversé La Joliette avec la T2.

LĂ  encore, pas question de refaire le mĂŞme article.

Pour la T2, nous avions raconté principalement le quartier gagné sur la mer, les Docks, la Major, les dockers et les migrations liées au port.

Avec la T3, nous changerons complètement de focale.

Nous nous intĂ©resserons Ă  la place de la Joliette comme grande porte maritime des voyageurs : paquebots, compagnies de navigation, dĂ©parts vers l’AlgĂ©rie et le Levant, arrivĂ©es de migrants, hĂ´tels de voyageurs, tramways et cette foule extraordinaire qui faisait autrefois de La Joliette l’un des grands vestibules de Marseille.

Après les tours immobiles d’Arenc, nous retrouverons donc un quartier oĂą, pendant plus d’un siècle, tout le monde semblait arriver ou repartir.

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📚 Sources

🔗 Euroméditerranée : Arenc
Pour la transformation de l’ancienne zone industrialo-portuaire, la constitution de la skyline et les principales tours des quais d’Arenc.

🔗 Euroméditerranée : histoire et fondements
Pour la crĂ©ation de l’opĂ©ration d’intĂ©rĂŞt national en 1995, son pĂ©rimètre et le passage progressif d’une Ă©conomie industrielle Ă  un quartier mĂŞlant activitĂ©s, logements et Ă©quipements.

🔗 Euroméditerranée : 30 ans en 30 lieux
Pour l’Ă©volution d’Arenc, les anciens hangars et la formation progressive de la skyline marseillaise.

đź”— CMA CGM : la tour de Marseille
Pour la tour dessinée par Zaha Hadid, sa hauteur de 147 mètres, ses 33 étages et sa fonction de siège du groupe.

đź”— Ville de Marseille : le Silo d’Arenc
Pour la construction du Silo en 1926, son rôle dans la manutention mécanique des céréales, la menace de démolition et le projet de reconversion culturelle.

🔗 Euroméditerranée : rapport sur La Marseillaise
Pour la tour dessinée par Jean Nouvel, ses 135 mètres, ses 31 étages et son ouverture en 2018.

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đź’¬ Commentez et abonnez-vous

Vous souvenez-vous d’Arenc avant les tours, lorsque le Silo dominait encore presque seul ce paysage d’entrepĂ´ts, de voies ferrĂ©es et d’installations portuaires ?

La nouvelle silhouette de Marseille vous paraĂ®t-elle dĂ©sormais familière lorsque vous arrivez par l’autoroute, le train ou la mer ?

Et surtout, quel bâtiment reprĂ©sente aujourd’hui le mieux Arenc pour vous : le Silo, la tour CMA CGM ou La Marseillaise ?

🌞 Abonnez-vous au blog pour poursuivre notre voyage sur la T3.

đźš‹ Prochaine station : Joliette, jeudi 27 septembre 2029.


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