🏛️ Les bastides de Marseille (4/16) : BorĂ©ly, la reine des bastides marseillaises
Quand les négociants marseillais voulaient leur Versailles
Série : Les bastides de Marseille
Épisode 4 : Château Borély
Quartier : Bonneveine, 8e arrondissement
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🌿 Resumit en prouvençau
Au siècle XVIII, lei Borély, riche familho de negociant marsihés, vouguèron basti à Boueno-Veino uno demoro que surpassarié tóutei bastido dóu terraire.
Lou castèu, basti Ă parti de 1767, gardo uno façado classico e gaire cargado. Mai Ă l’interiour, es tout lou countrĂ ri : pintura, aur, gipariĂ©, marbre e decoracioun mitoulougico mostrèron la fourtuno e lou goust d’uno dei grand familho de Marsiho.
De bastido privado, BorĂ©ly es devengu un parc public e un musèu. Es belèu l’endrĂ© que permet lou miĂ©s de coumprendre ço qu’èro la bastido marsiheso Ă soun apogèu.
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📝 Il était une fois Marseille à la campagne
Pour les trois premiers épisodes de notre série, nous étions restés à Saint-Menet.
La Buzine nous avait montrĂ© comment une ancienne bastide pouvait devenir château. La Reynarde nous avait conduits des terres mĂ©diĂ©vales jusqu’aux rĂ©fugiĂ©s protĂ©gĂ©s par le Mexique. Château RĂ©gis nous avait fait dĂ©couvrir le rĂŞve Renaissance d’un armateur du Second Empire.
Avec BorĂ©ly, nous remontons d’un siècle.
Et nous arrivons probablement devant ce que la Ville de Marseille elle-mĂŞme considère comme l’apogĂ©e du phĂ©nomène de la bastide marseillaise.
Pour comprendre BorĂ©ly, il faut oublier un instant le parc rempli de promeneurs, les joggeurs, les vĂ©los, l’hippodrome et les plages voisines.
Au XVIIIe siècle, nous sommes ici à la campagne.
Bonneveine appartient encore pleinement au terroir rural de Marseille.
🌾 Une propriété construite morceau par morceau
La famille BorĂ©ly ne reçoit pas d’un seul coup l’immense propriĂ©tĂ© que nous connaissons.
Elle la constitue progressivement.
Le 26 juin 1684, elle acquiert une première propriĂ©tĂ©. Puis viennent d’autres terres : le prĂ© de la Michelle en 1727, la ferme de la Tirane en 1738, celle de la Dumone en 1760, le domaine de la Valbelle en 1764. Une dernière acquisition, la ferme de la Louise, intervient encore en 1770.
C’est donc tout un morceau de campagne qui se rassemble progressivement entre les mains d’une mĂŞme famille.
Champs, vignes, jardins et terres agricoles constituent d’abord la richesse rĂ©elle du domaine.
La bastide n’est pas encore un parc dĂ©coratif isolĂ© de la ville.
Elle est une propriété rurale vivante.
💰 Les Borély, négociants de Marseille
Les Borély appartiennent à cette grande bourgeoisie marchande qui donne à Marseille une partie de sa puissance au XVIIIe siècle.
La famille, implantĂ©e depuis longtemps en Provence, s’enrichit particulièrement grâce au commerce mĂ©diterranĂ©en. Les activitĂ©s familiales s’Ă©tendent notamment vers les Échelles du Levant et l’Égypte. Louis BorĂ©ly sĂ©journe d’ailleurs Ă Alexandrie, oĂą il dĂ©veloppe les affaires de la maison familiale.
Nous retrouvons donc une constante de l’histoire des bastides.
L’argent se gagne en ville et sur les mers.
Puis une partie de cet argent revient vers la campagne marseillaise.
Le négociant possède son hôtel en ville, mais il rêve aussi de sa bastide.
Et Louis Borély rêve grand.
🏰 « Un vrai château »
Louis Borély ne souhaite pas simplement construire une maison de campagne confortable.
Son ambition est beaucoup plus claire : sa demeure doit surpasser les autres bastides marseillaises par ses dimensions et son ordonnance et être considérée comme un véritable château.
En 1767, il demande un projet Ă Charles-Louis ClĂ©risseau, architecte et dessinateur français dont le goĂ»t italianisant est alors cĂ©lèbre dans toute l’Europe.
Le projet apparaît toutefois trop chargé.
Il est repris et adaptĂ© dans un esprit plus français. C’est finalement l’architecte Esprit-Joseph Brun qui conduit le chantier, sous la surveillance du fils de Louis BorĂ©ly, Louis-Joseph-Denis BorĂ©ly.
Les grandes campagnes de construction se déroulent essentiellement entre 1768 et 1778.
Louis BorĂ©ly, mort en 1768, n’assistera donc pas Ă l’achèvement du rĂŞve qu’il avait imaginĂ©.
Son fils va cependant pousser l’ambition familiale encore plus loin.
🎠Une façade presque sévère...
Lorsqu’on regarde BorĂ©ly depuis le parc, l’architecture peut d’abord surprendre.
Après les tours de Château RĂ©gis ou l’Ă©clectisme de La Buzine, la demeure paraĂ®t presque austère.
Un grand corps central.
Deux pavillons.
Un fronton.
Des lignes régulières.
Pas de débauche de tourelles ni de décor sculpté envahissant.
C’est une architecture classique qui affiche l’ordre, la symĂ©trie et la mesure.
Mais cette sobriété extérieure est trompeuse.
Il faut entrer.
✨ ...et un intĂ©rieur fait pour Ă©blouir
Ă€ l’intĂ©rieur, la famille BorĂ©ly change complètement de registre.
Louis-Joseph-Denis BorĂ©ly, homme cultivĂ© et amateur d’art, confie l’essentiel du dĂ©cor peint Ă Louis Chaix, artiste originaire d’Aubagne.
Il l’envoie mĂŞme en Italie afin d’Ă©tudier les grands maĂ®tres et d’y chercher des modèles.
Le résultat est spectaculaire.
Plafonds mythologiques, trompe-l’Ĺ“il, camaĂŻeux, gypseries, boiseries dorĂ©es, marqueteries de marbre et dĂ©cors peints transforment les appartements.
La façade avait gardé une certaine retenue.
L’intĂ©rieur doit au contraire impressionner les invitĂ©s.
Le Salon dorĂ© en constitue encore aujourd’hui l’une des manifestations les plus remarquables. Certaines pièces du XVIIIe siècle ont conservĂ© une grande partie de leur dĂ©cor d’origine, fait exceptionnel dans une ancienne bastide provençale.
🎨 Louis Chaix, d’Aubagne Ă Rome
Le parcours de Louis Chaix mĂ©rite que l’on s’y arrĂŞte.
Né à Aubagne en 1744, le jeune peintre est soutenu par les Borély, qui financent son séjour à Rome.
Il y étudie les grands décors italiens avant de revenir en Provence.
Ă€ BorĂ©ly, il conçoit un vĂ©ritable programme dĂ©coratif. Les plafonds et les murs se couvrent de personnages mythologiques, d’allĂ©gories et de compositions destinĂ©es Ă transformer chaque pièce en spectacle.
Ce mécénat est révélateur.
La fortune commerciale marseillaise ne sert plus seulement à acheter terres et maisons. Elle finance également les artistes, les collections et la création.
La bastide devient un lieu de culture.
đź–Ľ️ Une demeure remplie d’Ĺ“uvres
Les Borély ne se contentent pas de faire décorer les murs.
Ils constituent également des collections.
En 1770, Louis-Joseph-Denis BorĂ©ly acquiert notamment auprès du duc de Noailles un important ensemble consacrĂ© Ă l’Histoire de Tobie, peint par Pierre Parrocel dans la première moitiĂ© du XVIIIe siècle.
Tableaux, meubles, objets précieux et décors participent ainsi à la mise en scène de la demeure.
Borély devient ce qu'une grande bastide peut produire de plus accompli : à la fois résidence de campagne, domaine agricole, lieu de réception et véritable écrin artistique.
đź‘‘ Des visiteurs prestigieux
La réputation du château dépasse rapidement Marseille.
Son livre d’or conserve la trace de nombreux visiteurs.
Des princes, écrivains, diplomates et voyageurs découvrent la demeure. La documentation municipale mentionne notamment la duchesse de Berry, Alfred de Vigny ou Eugène Scribe parmi ceux qui ont laissé leur signature.
Le château permet aussi de contempler un paysage aujourd’hui difficile Ă retrouver.
Depuis la terrasse, rien ou presque n’obstrue encore la vue vers la rade.
Une représentation du domaine au début du XIXe siècle montre Borély dominant une campagne ouverte sur la mer, avec au loin le Frioul et les navires dans la baie.
Il faut se souvenir de cette image lorsqu’on traverse aujourd’hui le 8e arrondissement.
Borély était une bastide à la campagne et face à la mer.
🌳 Le jardin, prolongement du château
Dès l’origine, le projet prĂ©voit un jardin ordonnĂ© autour de la demeure.
Mais le parc que nous connaissons aujourd’hui est le produit de plusieurs Ă©poques.
Une partie du jardin conserve l’empreinte du XVIIIe siècle et notamment des interventions de l’ingĂ©nieur et architecte Embry vers 1775. Après l’acquisition municipale, le domaine est profondĂ©ment rĂ©organisĂ© au XIXe siècle.
La Ville fait notamment intervenir Jean-Charles Alphand, le grand ingénieur parisien associé aux transformations haussmanniennes, ainsi que le paysagiste Jean-Pierre Barillet-Deschamps.
Le projet juxtapose alors trois univers : jardin Ă la française, parc paysager Ă l’anglaise et secteur de l’hippodrome.
Aujourd’hui, le parc s’Ă©tend sur environ 18 hectares et comprend Ă©galement le jardin botanique. Il bĂ©nĂ©ficie du label Jardin remarquable.
🚂 Quand le chemin de fer change le destin de Borély
Le passage du domaine privé au grand parc public marseillais possède une origine assez inattendue.
Au milieu du XIXe siècle, Gaston de Panisse-Passis, hĂ©ritier du domaine, vend BorĂ©ly en 1856 Ă l’industriel Paulin Talabot, figure majeure du dĂ©veloppement ferroviaire français.
Or la construction du chemin de fer Marseille-Toulon entraĂ®ne la disparition de l’ancien jardin botanique des Chartreux.
Un jeu d’Ă©changes fonciers permet alors Ă la Ville de rĂ©cupĂ©rer progressivement les terrains de BorĂ©ly.
Les différentes sources municipales retiennent plusieurs étapes entre 1856 et 1860 pour cette acquisition progressive, avant que le domaine ne devienne durablement municipal.
VoilĂ donc comment une bastide privĂ©e exceptionnelle Ă©chappe au destin de tant d’autres domaines marseillais.
Au lieu d’ĂŞtre lotie, elle devient parc public.
🏛️ Et la bastide devient musĂ©e
Le château lui-même trouve rapidement une nouvelle fonction.
En 1861, Marseille achète notamment l’importante collection Ă©gyptienne du mĂ©decin Antoine Clot, dit Clot-Bey.
Les collections archéologiques municipales manquent de place.
Borély devient alors leur nouvel écrin.
Ă€ partir de 1863, le château accueille le musĂ©e d’ArchĂ©ologie de Marseille. Pendant plus d’un siècle, des gĂ©nĂ©rations de Marseillais associeront donc le nom de BorĂ©ly autant aux antiquitĂ©s qu’Ă la bastide elle-mĂŞme.
Les collections archéologiques quittent finalement le château pour la Vieille Charité en 1989.
Après restauration, BorĂ©ly retrouve une vocation musĂ©ale en 2013 avec l’ouverture du MusĂ©e des Arts dĂ©coratifs, de la FaĂŻence et de la Mode.
Le choix est particulièrement heureux.
Des objets dĂ©coratifs retrouvent une demeure qui fut elle-mĂŞme conçue comme une Ĺ“uvre d’art totale.
đź‘— De Louis Chaix Ă Christian Dior
Le musée actuel fait dialoguer les décors anciens avec des collections beaucoup plus récentes.
Mobilier, faĂŻence de Marseille et de Moustiers, verrerie, textiles, papiers peints, design et mode occupent les appartements.
Selon les accrochages, la galerie de la Mode peut présenter des créations de maisons ou couturiers tels que Madeleine Vionnet, Pierre Balmain, Christian Dior ou Yves Saint Laurent.
Il y a quelque chose d’assez logique dans cette transformation.
Au XVIIIe siècle, BorĂ©ly prĂ©sentait dĂ©jĂ ce que l’argent, le goĂ»t et les arts dĂ©coratifs pouvaient produire de plus raffinĂ©.
Deux siècles plus tard, le château continue de montrer l’histoire du goĂ»t.
🛡️ Un domaine dĂ©sormais protĂ©gĂ© dans son ensemble
Le château est classé au titre des Monuments historiques depuis 1936.
Une évolution importante est intervenue beaucoup plus récemment.
Le 5 septembre 2024, la protection a Ă©tĂ© Ă©tendue par l’inscription du domaine BorĂ©ly dans sa totalitĂ©, comprenant notamment l’allĂ©e d’accès depuis l’avenue du Prado, tandis que le château conserve son classement antĂ©rieur.
La protection ne concerne donc plus seulement la belle demeure.
Elle reconnaĂ®t dĂ©sormais davantage l’ensemble historique formĂ© par le château, les jardins, les perspectives et les espaces qui permettent encore de comprendre l’ancien domaine.
C’est essentiel.
Une bastide privée de son parc perd une partie de son histoire.
🌴 La bastide que Marseille a gardée
Borély possède finalement une particularité exceptionnelle dans notre série.
La Buzine a perdu l’essentiel de son immense domaine.
La Reynarde et Château Régis conservent des parcs, mais sont occupés par des institutions et ne constituent pas des promenades publiques.
BorĂ©ly, lui, permet encore aux Marseillais d’entrer dans l’ancien domaine.
On traverse les grilles.
On suit les allées.
On voit apparaître le château.
On se promène dans les jardins.
Et l’on peut pĂ©nĂ©trer dans les appartements.
C’est probablement pour cela que BorĂ©ly constitue la meilleure introduction concrète Ă ce que fut une grande bastide marseillaise.
La demeure aristocratique n’a pas disparu derrière les immeubles.
Son domaine n’est pas devenu un lotissement.
Le château n’est pas enfermĂ© derrière un portail privĂ©.
L’ancienne campagne des BorĂ©ly est devenue celle de tous les Marseillais.
đź‘‘ La reine des bastides
Louis Borély voulait surpasser les autres bastides du terroir.
Plus de deux siècles et demi plus tard, son ambition reste visible.
BorĂ©ly n’est pas nĂ©cessairement la plus extravagante.
Elle n’a ni l’allure romanesque de La Buzine ni les tours de Château RĂ©gis.
Mais elle possède quelque chose de plus rare : une cohérence presque complète entre architecture, décor intérieur, collections et jardin.
Elle reprĂ©sente le moment oĂą la bastide marseillaise cesse d’ĂŞtre simplement une maison de campagne pour devenir une vĂ©ritable affirmation sociale et artistique.
C’est pourquoi elle mĂ©rite peut-ĂŞtre son surnom.
La reine des bastides marseillaises.
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👀 À voir
Le château mĂ©rite Ă©videmment une visite intĂ©rieure. La sobriĂ©tĂ© de la façade permet difficilement d’imaginer les dĂ©cors qui se trouvent derrière elle : Salon dorĂ©, peintures de Louis Chaix, gypseries, boiseries et anciens appartements.
Le parc permet ensuite de prolonger la visite en retrouvant successivement le jardin rĂ©gulier, les espaces paysagers du XIXe siècle et le jardin botanique. Le contraste entre la demeure du XVIIIe siècle et l’immense parc public permet de comprendre les diffĂ©rentes vies de BorĂ©ly.
Le Château BorĂ©ly abrite aujourd’hui le MusĂ©e des Arts dĂ©coratifs, de la FaĂŻence et de la Mode, au 134 avenue Clot-Bey.
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👤 Personnalités
Louis Borély
NĂ©gociant marseillais enrichi notamment par le commerce mĂ©diterranĂ©en, il rĂŞve d’une bastide surpassant toutes les autres. C’est lui qui lance en 1767 le projet qui donnera naissance au château.
Louis-Joseph-Denis Borély
Son fils reprend le chantier après sa mort et lui donne sa dimension artistique. Amateur d’art et collectionneur, il supervise la construction et confie les dĂ©cors Ă Louis Chaix.
Esprit-Joseph Brun
Architecte comtadin, il transforme le projet italianisant initial et conduit réellement le chantier. Son intervention donne à Borély sa physionomie classique française.
Louis Chaix
Peintre nĂ© Ă Aubagne, protĂ©gĂ© par les BorĂ©ly et envoyĂ© en Italie, il rĂ©alise une grande partie des fastueux dĂ©cors intĂ©rieurs qui font encore aujourd’hui l’originalitĂ© du château.
Jean-Charles Alphand
Au XIXe siècle, le cĂ©lèbre ingĂ©nieur des promenades parisiennes intervient dans la transformation de l’ancien domaine privĂ© en grand parc public marseillais.
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🏡 Note culturelle : pourquoi Borély est-elle encore une bastide ?
Avec ses dimensions, ses salons et son parc, Borély mérite incontestablement le terme de château.
Pourtant, elle reste historiquement une bastide marseillaise.
Car la bastide ne se dĂ©finit pas d’abord par la modestie de son architecture. Elle correspond Ă une manière d’organiser une propriĂ©tĂ© rurale autour d’une rĂ©sidence de campagne, de terres, de dĂ©pendances et de jardins.
BorĂ©ly reprĂ©sente simplement l’aboutissement monumental du modèle.
La petite maison de campagne était devenue palais.
Mais elle restait au milieu de ses terres.
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đź”— Pour aller plus loin
☐ La Rose : lĂ oĂą commence le voyage
Pour retrouver un tout autre visage du Marseille rural, avec ses sources, ses maraĂ®chers et ses anciennes bastides. Lire l’article sur La Rose
☐ Saint-Tronc : quand un nom de terre devient un saint
Un autre quartier oĂą bastides, terres agricoles et canal de Marseille ont prĂ©cĂ©dĂ© l’urbanisation moderne. Lire l’article sur Saint-Tronc
☐ Notre-Dame-de-la-Salette aux Accates : le sanctuaire oubliĂ© de Marseille
Pour retrouver les anciennes campagnes de l’est marseillais et le monde des grands domaines du XIXe siècle. Lire l’article sur Notre-Dame-de-la-Salette aux Accates
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📚 Sources
☐ Ville de Marseille : Le Château BorĂ©ly
Histoire du domaine, famille Borély, architecture et décors. Consulter la présentation municipale
☐ MusĂ©es de Marseille : Château BorĂ©ly, MusĂ©e des Arts dĂ©coratifs, de la FaĂŻence et de la Mode
Histoire du musée et collections actuelles. Consulter la page du musée
☐ Ministère de la Culture, base MĂ©rimĂ©e : Château ou domaine BorĂ©ly
Protection patrimoniale du château et extension de la protection au domaine en 2024. Consulter la notice patrimoniale
☐ Ville de Marseille : Parc BorĂ©ly
Histoire des acquisitions, transformation du domaine et composition actuelle du parc. Consulter l’histoire du parc
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đź’¬ Et vous ?
BorĂ©ly est aujourd’hui tellement associĂ© aux promenades, au sport et aux sorties familiales que l’on oublie parfois qu’il fut d’abord l’une des rĂ©sidences privĂ©es les plus prestigieuses de Marseille.
Avez-vous dĂ©jĂ visitĂ© l’intĂ©rieur du château, ou connaissez-vous surtout BorĂ©ly pour son parc ? Vous pouvez partager vos souvenirs en commentaire et vous abonner pour suivre la suite de la sĂ©rie.
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➡️ Prochaine bastide
Les bastides de Marseille (5/16) : La Magalone, le petit palais caché du boulevard Michelet
Après la plus monumentale des bastides marseillaises, nous irons découvrir une demeure plus intime, dissimulée derrière ses murs et ses jardins à quelques pas du boulevard Michelet : La Magalone.

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