Marseille au lendemain des violences : commerces pillés, mairie attaquée, lieux dégradés
Le cardinal Aveline exprime sa solidarité aux victimes et appelle à ne pas céder à l’engrenage.
Saint du jour : saint Luc
L’Église fête aujourd’hui saint Luc, évangéliste et compagnon de saint Paul.
Résumé en provençal
A Marsiho, de coumerçànti an vist soun magasin pïa e de bastimen publica an esta ataca. Lou cardinau Avelino sostèn li blessi e li persouno tóuca, e crido à la pas.
Une journée de mobilisation qui a basculé dans les violences
Samedi 17 octobre, Marseille a connu de graves violences en marge de la journée de mobilisation contre la vie chère. Plusieurs cortèges ont traversé la ville, tandis que des groupes violents s’en prenaient à des commerces, au mobilier urbain et à des bâtiments publics. Le reportage de Marsactu décrit une journée mêlant manifestations, blocages, mouvements de foule, incendies de mobilier urbain et pillages. Il rapporte aussi que les premières dégradations ont commencé dès la matinée.
Sur la Canebière, le poste de police municipale a été visé : ses vitres ont été brisées et le local pillé. Des vélos de service auraient été emportés. Dans le centre-ville, des commerces ont été fracturés et dévalisés, notamment rue Saint-Ferréol. Des boutiques ont été saccagées, leurs vitrines brisées et leurs marchandises emportées. Des poubelles et du mobilier urbain ont également été incendiés.
L’hôtel de ville a lui aussi été pris pour cible. Des individus ont forcé les portes avec des barrières et sont entrés dans le hall. Du mobilier a été cassé ou renversé et le buste de Marianne a été endommagé. Une tentative d’incendie aurait été interrompue, selon les informations rapportées par RTL. Ces actes ont frappé un bâtiment public qui représente la vie municipale et l’ensemble des Marseillais.
Le communiqué du diocèse ajoute que des églises ont été forcées et que des membres des forces de l’ordre ont été agressés. Il ne précise pas les lieux concernés ni le nombre de personnes blessées à Marseille. À l’échelle nationale, le Premier ministre a fait état de 150 policiers et gendarmes blessés au cours des violences du 17 octobre ; ce bilan concerne toute la France, et non la seule ville de Marseille.
Les conséquences dès le lendemain
Dimanche, la municipalité a annulé plusieurs rendez-vous prévus dans la ville, dont la Fête de la mer, la Course pour la mémoire, la piétonnisation de la Corniche et les marchés du Vieux-Port. Les équipes municipales ont été mobilisées pour nettoyer les rues, sécuriser les lieux et accompagner les commerçants touchés. Les vitrines brisées et les commerces pillés laissent aussi des professionnels face aux pertes matérielles et à l’inquiétude pour la reprise de leur activité.
Il faut distinguer ces violences des personnes venues manifester pacifiquement. Les dégradations et les pillages ont blessé des habitants, frappé des commerçants et abîmé des lieux publics et religieux ; ils ont aussi éclipsé les revendications exprimées dans les cortèges.
Le cardinal Aveline appelle à briser l’engrenage
Dans son communiqué du 18 octobre, l’archevêque de Marseille apporte son soutien aux personnes blessées et sa solidarité aux commerçants victimes du vandalisme. Il appelle chacun à ne pas se laisser emporter par « l’engrenage de cette violence » et invite les croyants à prier pour que les troubles cessent et que la paix revienne.
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