🚋 Marseille de station en station – T3 (11/22) : Rome Davso, des vitrines à la Résistance
Rue de Rome, Francis Davso et Trinité-La Palud : derrière les vitrines, un morceau de Marseille où se croisent commerce, foi et mémoire
Série : Marseille de station en station
Ligne : Tramway T3
Étape : 11 sur 22
Station : Rome Davso
Quartiers : Noailles, Opéra, 1er arrondissement
Publication prévue : jeudi 1er novembre 2029
━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━
🌿 Resumit en prouvençau
A Rome Davso, lou tramvai intra dins uno di grand carriero coumerçanto de Marsiho. La carriero de Roumo seguís un camin fòrça ancian : avans meme l’agrandissamen de la vilo souto Louis XIV, lou camin de Roumo partèn deja vers lou levant e l’Itàli. Au siècle dès-e-vue, la carriero fuguè proulongado vers Castellano e venguè uno di grand artèri dóu centre.
Mai lou noum Davso nous meno dins uno autro istòri. Francis Davso, nascu à Marsiho en 1912, travaiavo coume estalagisto i grand magazin Aux Dames de France. Sindicalisto e resistènt, fuguè arresta, escapa, rejougnè li FTPF e venguè capitani. Arresta uno segoundo fes, fuguè tortura puei mitraia lou 16 de jun 1944 à Sant-Didier-de-Formans.
A dous pas, la carriero de la Palud gardo un autre tresor : la glèiso de la Santo-Trinita-La Palud, eiretièro dóu vièi couvènt di Trinitàri. Destrucho à la Revoulucioun, la glèiso fuguè rebastido au siècle dès-e-nòu e es vuei fisado à de fraire franciscan. En 2026, fuguè inscricho i Mounumen istouri.
Entre li boutigo de la carriero de Roumo, la memòri de Francis Davso e la glèiso escondudo de la Palud, la stacioun racounto ansin un Marsiho que fau saupre regarda darrier li vitrino.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━
📝 Article
À Cours Saint-Louis, nous étions au kilomètre zéro de Marseille. Quelques mètres plus loin commence véritablement l’un des grands axes historiques de la ville : la rue de Rome.
Son nom paraît presque exotique aujourd’hui, mais il correspond à une géographie très ancienne. Avant même l’agrandissement de Marseille décidé sous Louis XIV, un chemin quittait déjà la ville vers l’est et l’Italie. Lorsque la nouvelle enceinte est construite au XVIIᵉ siècle, une rue est tracée dans cette direction jusqu’à la porte de Rome. Au XVIIIᵉ siècle, elle est prolongée vers la future place Castellane. En 1774, des propriétaires acceptent de céder des terrains pour permettre cette extension, conscients que l’ouverture de la grande artère augmentera considérablement la valeur de leurs parcelles.
La rue de Rome devient ainsi l’un des grands axes nord-sud de Marseille. Depuis le cours Saint-Louis, elle file presque droit vers Castellane avant de se prolonger mentalement vers le Prado et le sud de la ville. Mais cette voie de circulation devient également très vite une rue de commerce. Au XIXᵉ siècle, les immeubles sont reconstruits et les magasins se multiplient. Banques, théâtres, commerces de mode et grandes enseignes accompagnent le développement d’un centre-ville bourgeois dont Saint-Ferréol et Paradis sont les autres grands axes.
Avec le temps, une sorte de spécialisation apparaît. Saint-Ferréol conserve longtemps une image plus élégante. Paradis devient davantage associée au commerce haut de gamme. La rue de Rome demeure plus populaire, avec ses magasins de vêtements, ses chaussures, ses enseignes indépendantes et cette circulation constante de Marseillais qui descendent ou remontent le centre.
C’est au croisement de cette grande artère avec une petite rue transversale que notre tramway s’arrête aujourd’hui.
Cette petite rue porte le nom de Francis Davso.
Et ce nom nous éloigne brusquement des vitrines.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━
🕯️ Francis Davso, des grands magasins à la Résistance
Francis Davso naît à Marseille le 20 novembre 1912. Son père, Stanislas, vient de Kovno, aujourd’hui Kaunas en Lituanie. La famille appartient donc elle-même à cette Marseille façonnée par les arrivées successives de populations venues d’ailleurs.
Avant la guerre, Francis Davso exerce un métier parfaitement adapté au quartier que nous traversons : il est étalagiste aux Dames de France, le grand magasin installé rue Saint-Ferréol. Son travail consiste à composer les vitrines, présenter les marchandises et attirer le regard des passants. Il travaille donc au cœur du grand Marseille commerçant des années 1930.
Militant syndical, il entre ensuite dans la clandestinité sous l’Occupation. Dénoncé, il est arrêté le 29 juillet 1941, emprisonné au fort Saint-Nicolas puis interné à Saint-Sulpice. Affecté ensuite à des travaux liés aux fortifications allemandes de la côte Atlantique, il réussit à s’évader en mars 1943.
Il rejoint les Francs-tireurs et partisans français, les FTPF, dans lesquels il atteint le grade de capitaine. Il accomplit des missions dans le Sud-Est et la région lyonnaise avant d’être arrêté une nouvelle fois. Enfermé au fort Montluc à Lyon, il est torturé.
Le 16 juin 1944, quelques semaines seulement avant la libération de Marseille, Francis Davso est conduit avec d’autres détenus à Saint-Didier-de-Formans, dans l’Ain. Le groupe est mitraillé. Davso meurt à trente et un ans.
Après la guerre, Marseille donne son nom à l’ancienne rue de la Darse. Une plaque commémorative placée près de l’Opéra rappelle encore sa qualité de capitaine FTPF.
Ainsi, lorsque le tramway annonce « Rome Davso », il ne donne pas simplement deux noms de rues permettant de se repérer.
Il prononce aussi le nom d’un jeune Marseillais mort dans la Résistance.
Cette mémoire est d’autant plus frappante que Francis Davso venait précisément de l’univers des vitrines que la rue de Rome continue d’incarner. L’étalagiste des Dames de France, dont le métier consistait à montrer les objets au public, fut contraint quelques années plus tard d’entrer dans un monde de clandestinité, de faux noms et de réseaux secrets.
Aujourd’hui, son nom est de nouveau visible.
Sur les plaques de rue.
Et sur les écrans du tramway.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━
⛪ La Trinité-La Palud, l’église cachée derrière la rue de Rome
Mais il serait dommage de rester uniquement sur l’axe principal.
À quelques pas de la station, la rue de La Palud s’ouvre depuis la rue de Rome et conduit vers la place de Rome. Elle conserve l’un des édifices religieux les plus méconnus du centre de Marseille : l’église de la Sainte-Trinité-La Palud, au numéro 35.
Son histoire nous fait remonter bien avant Francis Davso.
Les Trinitaires constituent un ordre religieux médiéval dont la vocation première était notamment le rachat des chrétiens captifs. Ils sont présents à Marseille dès le Moyen Âge. Une branche réformée, celle des Trinitaires déchaussés, s’installe plus tard dans le secteur. Après l’agrandissement de Marseille au XVIIᵉ siècle, les religieux font construire à partir de 1688 un couvent et une église sur des terrains situés entre les actuelles rues de Moustier, d’Aubagne, d’Estelle et de La Palud.
La rue elle-même conserve leur mémoire. Elle avait auparavant porté notamment le nom de Fongate. Le nom de La Palud fut adopté en souvenir de l’établissement antérieur des Trinitaires déchaussés et de Madeleine Demandolx de La Palud, liée à leur histoire marseillaise. Le mot provençal palud ou palun peut également désigner un terrain humide ou marécageux, ce qui correspond à un vocabulaire toponymique ancien du Midi. (culture.gouv.fr)
La Révolution bouleverse complètement les lieux. Le couvent et l’église sont vendus en 1792, puis détruits en 1794. Une partie de l’ancien domaine est transformée en entrepôts et logements.
Mais le culte revient rapidement.
En 1806, Champion de Cicé, archevêque d’Aix qui exerce alors l’autorité ecclésiastique sur Marseille, acquiert un terrain correspondant à une partie de l’ancien couvent afin d’y reconstruire une église. L’édifice actuel se développe au cours du XIXᵉ siècle et est consacré en 1829. Les documents patrimoniaux la présentent comme l’une des premières, voire la première église marseillaise reconstruite après les destructions révolutionnaires. (culture.gouv.fr)
Depuis la rue, la façade peut facilement passer inaperçue dans l’alignement dense de Noailles. L’intérieur mérite pourtant le détour. Le baptistère semi-circulaire possède notamment un décor peint associé à Dominique Magaud et à sa sœur Marie, et l’église conserve de nombreuses peintures, statues et pièces de mobilier religieux protégées. Plusieurs œuvres avaient d’ailleurs été inscrites au titre des Monuments historiques bien avant la protection de l’édifice lui-même. (pop.culture.gouv.fr)
Le 30 juin 2026, l’église de la Trinité-La Palud a finalement été inscrite elle-même au titre des Monuments historiques. Cette protection est relativement récente à l’échelle de son histoire. (geoportail-urbanisme.gouv.fr)
Et l’église n’est pas devenue un simple monument.
Elle reste un lieu de culte vivant.
La paroisse est aujourd’hui confiée à une fraternité franciscaine. Messes, offices, confessions, adoration et accueil paroissial continuent donc dans un quartier dont la population et les commerces ont énormément changé depuis le temps des Trinitaires. (diocese-marseille.fr)
Cette permanence est assez belle.
Autour, le quartier est l’un des plus mouvants de Marseille.
Les boutiques changent.
Les populations arrivent et repartent.
Les enseignes se succèdent.
Mais derrière la rue de Rome demeure une église dont l’histoire religieuse remonte à l’Ancien Régime et dont la communauté continue aujourd’hui encore de faire vivre les lieux.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━
🏙️ Une petite rue entre galères, presse et cinéma
La rue Francis-Davso possède elle aussi une histoire bien antérieure au résistant dont elle porte aujourd’hui le nom.
Avant 1944, elle était surtout connue comme la rue de la Darse, un nom qui rappelait l’ancien arsenal des galères et les bassins intérieurs liés au Vieux-Port. D’autres appellations plus anciennes apparaissent également au fil du temps.
Cette succession de noms résume à elle seule plusieurs Marseille : la ville des galères, la grande ville commerçante du XIXᵉ siècle, la ville de la Résistance puis le centre commerçant contemporain.
Au numéro 75, un immeuble aux cariatides possède par exemple une histoire particulièrement dense. Construit vers le milieu du XIXᵉ siècle, il accueille successivement l’Auberge de la Rose, des activités théâtrales puis les locaux du Petit Provençal et du Provençal, ancêtres du quotidien La Provence.
Un peu plus tard, la rue accueille aussi le cinéma Le Paris, ouvert en 1957. Sa programmation Art et Essai permet de voir Chaplin, Buster Keaton, Bergman et bien d’autres cinéastes dans un centre marseillais où les salles obscures étaient encore extrêmement nombreuses.
Et quelques rues plus loin, nous venons de retrouver la Trinité-La Palud.
Dans un périmètre minuscule, on passe donc de l’ancien arsenal des galères à un couvent, puis d’une église néoclassique à un journal, d’un cinéma Art et Essai à un résistant, avant de retrouver les magasins de la rue de Rome.
C’est précisément ce qui rend cette partie de Marseille si dense.
On change d’époque presque à chaque carrefour.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━
🚋 Rome Davso aujourd’hui : le commerce au-dessus de toutes ces mémoires
La rue de Rome connaît une nouvelle transformation majeure avec l’arrivée de la T3 moderne en 2015. Le chantier ne consiste pas seulement à installer des rails. Les trottoirs sont réaménagés, la circulation automobile est réduite et l’espace public retrouve une place plus importante.
Le tramway renforce ainsi la vocation ancienne de l’axe : permettre aux Marseillais de traverser rapidement le centre tout en desservant ses commerces.
Rome demeure une rue populaire, particulièrement connue pour la mode et les chaussures à prix accessibles. Davso, plus proche de l’Opéra et du Vieux-Port, accueille de son côté de nombreux commerces indépendants, restaurants et enseignes de créateurs.
Mais celui qui quitte quelques instants l’axe commercial découvre immédiatement autre chose.
Une plaque rappelant un résistant.
Une rue qui conserve le souvenir des galères.
Une église reconstruite après la Révolution.
Un ancien couvent.
Des tableaux du XIXᵉ siècle.
Des frères franciscains.
La station Rome Davso raconte finalement très bien le centre de Marseille.
La façade visible est commerçante.
L’histoire se trouve souvent juste derrière.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━
🎭 Note culturelle : de La Palud à la prochaine station
La rue de La Palud possède une autre particularité intéressante pour notre voyage.
Elle part de la rue de Rome et aboutit à la place de Rome.
Autrement dit, elle relie presque directement notre station actuelle à la prochaine.
On pourrait même quitter Rome Davso, entrer dans cette rue étroite, découvrir l’église de la Trinité puis ressortir quelques centaines de mètres plus loin à Place de Rome.
Et le parcours aurait un sens historique.
Avant la création de la rue de Rome moderne, le secteur appartenait encore à cette périphérie de Marseille qui conduisait vers la campagne et les routes de l’est.
À la prochaine station, nous retrouverons précisément l’ancienne porte de Rome, qui marquait autrefois la sortie de la ville.
La Palud devient donc un petit chemin parallèle à notre tramway.
Une manière plus lente de passer d’une station à l’autre.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━
📚 Pour aller plus loin
🔗 Quatre églises marseillaises entrent dans le patrimoine protégé
La Trinité-La Palud fait partie des quatre églises marseillaises dont la protection patrimoniale a été renforcée en 2026. Ce billet permet de retrouver plus précisément son inscription aux Monuments historiques et son patrimoine intérieur.
🔗 🚋 Marseille de station en station – T3 (10/22) : Cours Saint-Louis, les fleurs au kilomètre zéro
L’étape précédente permet de comprendre comment la rue de Rome commence au grand carrefour formé avec la Canebière et Belsunce, là où se trouvaient les bouquetières.
🔗 🚋 Marseille de station en station – T2 (8/15) : Noailles, de la rue des Nobles au quartier-monde
La Trinité-La Palud appartient pleinement à l’univers de Noailles, quartier de commerces et de migrations où subsistent pourtant plusieurs couches du Marseille ancien.
🔗 Saint-Tronc : quand un nom de terre devient un saint
Pour prolonger le thème de la Seconde Guerre mondiale à Marseille et retrouver un autre secteur marqué par les combats de la Libération.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━
🚋 Marseille de station en station : tramway T3
1. Gèze
📅 23 août 2029
2. Salengro Cougit
📅 30 août 2029
3. Salengro Bachas
📅 6 septembre 2029
4. Arenc Euroméditerranée
📅 13 septembre 2029
5. Euroméditerranée Le Silo
📅 20 septembre 2029
6. Joliette
📅 27 septembre 2029
7. République Dames
📅 4 octobre 2029
8. Sadi Carnot
📅 11 octobre 2029
9. Belsunce Alcazar
📅 18 octobre 2029
10. Cours Saint-Louis
📅 25 octobre 2029
11. Rome Davso ← nous sommes ici
📅 1er novembre 2029
12. Place de Rome
📅 8 novembre 2029
13. Rome Dragon
📅 15 novembre 2029
14. Castellane
📅 22 novembre 2029
15. Parc du 26ème Centenaire
📅 29 novembre 2029
16. Cantini Rouet
📅 6 décembre 2029
17. Place Ferrié
📅 13 décembre 2029
18. Sainte-Marguerite Dromel
📅 20 décembre 2029
19. Aubert Ganay
📅 27 décembre 2029
20. Parc Sévigné
📅 3 janvier 2030
21. Hôpital Sainte-Marguerite
📅 10 janvier 2030
22. La Gaye
📅 17 janvier 2030
Notre voyage sur la T3, commencé le 23 août 2029, s’achèvera le 17 janvier 2030.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━
▶️ Prochaine station : Place de Rome
Étape 12 sur 22
Publication prévue : jeudi 8 novembre 2029
Pour rejoindre la prochaine station à pied, nous pourrions presque simplement continuer par la rue de La Palud.
Elle débouche en effet sur la place de Rome.
Là, nous retrouverons une époque encore plus ancienne : celle où Marseille possédait des remparts et où la porte de Rome marquait la sortie de la ville vers l’est et l’Italie.
Nous verrons comment cette ancienne frontière urbaine a totalement disparu sous le centre moderne, mais aussi comment les rues voisines, dont La Palud, permettent encore d’en retrouver la géographie.
Après les vitrines, Francis Davso et les Trinitaires, nous retrouverons donc le Marseille des portes et des remparts.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━
📚 Sources
🔗 Musée de la Résistance en ligne : Francis Davso
Pour sa naissance à Marseille en 1912, son travail aux Dames de France, son engagement syndical et résistant et sa mort à Saint-Didier-de-Formans le 16 juin 1944.
🔗 Ministère de la Culture : église de la Trinité-La Palud
Pour l’histoire des Trinitaires, leur implantation à Marseille, le couvent de La Palud et la reconstruction de l’église après la Révolution.
🔗 Diocèse de Marseille : paroisse Sainte-Trinité-La Palud
Pour la situation actuelle de l’église au 35 rue de La Palud et sa desserte par une fraternité franciscaine.
🔗 Géoportail de l’Urbanisme : protection de la Trinité-La Palud
Pour l’inscription de l’église au titre des Monuments historiques par l’arrêté du 30 juin 2026.
🔗 Tourisme Marseille : 75 rue Francis-Davso
Pour l’Auberge de la Rose, les activités théâtrales et les anciens locaux du Petit Provençal puis du Provençal.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━
💬 Commentez et abonnez-vous
Saviez-vous qui était Francis Davso lorsque vous entendiez le nom de la station dans le tramway ?
Et surtout, êtes-vous déjà entré dans l’église de la Trinité-La Palud, cette église étonnamment discrète à quelques pas de la rue de Rome ?
Connaissiez-vous son origine trinitaire, sa reconstruction après la Révolution et sa récente inscription aux Monuments historiques ?
🌞 Abonnez-vous au blog pour poursuivre notre voyage sur la T3.
🚋 Prochaine station : Place de Rome, jeudi 8 novembre 2029.
Commentaires
Enregistrer un commentaire