🚋 Marseille de station en station – T2 (6/15) : Longchamp National, des hôtels particuliers à l’allée du cinéma
Entre le boulevard Longchamp et National, Marseille raconte sa bourgeoisie du XIXᵉ siècle, ses cinémas et les blessures du 27 mai 1944
Série : Marseille de station en station
Ligne : Tramway T2
Étape : 6 sur 15
Station : Longchamp National
Quartiers : Le Chapitre et Saint-Charles, 1er arrondissement
Publication prévue : 14 juin 2029
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🌿 Resumit en prouvençau
Après lou grand Palais Longchamp, lou tram davalo un boulevard basti au siècle XIX pèr mena li Marsihés vers lou nouvèu quartié. Aqui, la bourguesié faguè basti d’oustau eleganto, d’oustau particulier e aquéli façado de tres fenèstro que soun tant caracteristico de Marsiho.
A l’endré que lou boulevard Longchamp rescountra lou boulevard Naciounau, l’istòri vèn mai poulido e mai tragico à l’encop. Lou quartié fuguè un endré important pèr l’industrìo dóu cinema, mai lou tunnel dóu boulevard Naciounau fuguè tambèn touca pèr lou terrible boumbardamen dóu 27 de mai 1944. Vuei, lou tram nous fai passa au mitan d’aquélis istòri superpausado.
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📝 Article
Nous quittons le palais Longchamp, mais pas encore Longchamp.
La T2 descend maintenant le boulevard qui porte son nom et nous conduit vers Longchamp National, station située à la rencontre de deux axes dont les histoires sont très différentes.
Le boulevard Longchamp raconte le Marseille bourgeois du XIXᵉ siècle : celui des nouvelles fortunes, des hôtels particuliers, des jardins et d’une ville qui cherche à s’étendre avec ordre et élégance.
Le boulevard National, lui, nous entraîne vers Saint-Charles, la Belle-de-Mai et les quartiers industriels du nord. Son tunnel sous les voies ferrées porte en outre la mémoire de l’un des épisodes les plus meurtriers du bombardement de Marseille en 1944.
Entre les deux s’est également développée une activité beaucoup plus inattendue.
Pendant une partie du XXᵉ siècle, le boulevard Longchamp fut l’une des adresses du cinéma professionnel marseillais.
Cette sixième station réunit donc bourgeoisie, architecture, cinéma, guerre et transports dans quelques centaines de mètres.
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🌳 Un boulevard pensé comme une promenade vers Longchamp
Le boulevard Longchamp ne fut pas créé après le palais.
Il est plus ancien.
Le plan de cette nouvelle artère est adopté par le conseil municipal dès 1833, puis mis en œuvre à partir de 1835. Le boulevard est achevé vers 1839, bien avant l’inauguration du palais Longchamp en 1869.
Cette chronologie est importante.
Lorsque l’on trace le boulevard, le grand palais d’Espérandieu n’existe pas encore. Mais le plateau Longchamp constitue déjà un espace vers lequel Marseille cherche à s’étendre.
Le boulevard est pensé comme une promenade urbaine.
La ville aménage une longue perspective rectiligne tandis que des propriétaires lotissent les terrains qui la bordent. La bourgeoisie marseillaise comprend rapidement l’intérêt de ce nouveau quartier situé suffisamment près du centre tout en offrant encore de l’espace pour construire.
Des maisons élégantes et des hôtels particuliers apparaissent progressivement.
Marseille vient d’inventer l’un de ses nouveaux quartiers résidentiels.
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🪟 Le royaume des « trois fenêtres »
Pour comprendre le boulevard Longchamp, il faut regarder les façades.
On y retrouve l’un des types architecturaux les plus caractéristiques du Marseille du XIXᵉ siècle : l’immeuble à trois fenêtres.
Le principe est remarquablement simple.
La parcelle est généralement étroite et profonde. La façade présente trois ouvertures par étage, tandis que le bâtiment s’étire vers l’arrière. Les maisons disposent parfois d’un jardin caché derrière la façade.
Le modèle va être reproduit dans une grande partie des faubourgs marseillais.
Selon la richesse du propriétaire, la façade est plus ou moins décorée. Certaines demeures restent relativement sobres ; d’autres accumulent encadrements sculptés, balcons, corniches et ornements.
Le boulevard Longchamp constitue presque un catalogue de ces variations.
Il suffit donc de marcher en levant les yeux.
Derrière l’apparente répétition des trois fenêtres, aucune façade n’est tout à fait identique à sa voisine.
🏠 Un immeuble marseillais qui regarde Paris
Au 21 boulevard Longchamp, un bâtiment construit vers 1840 introduit même à Marseille un type d’habitat alors récent : l’hôtel-immeuble.
Le propriétaire occupe les espaces les plus prestigieux, tandis que les étages supérieurs peuvent être loués.
Une même construction associe donc hôtel particulier et immeuble de rapport.
Le dispositif témoigne de l’évolution de la bourgeoisie marseillaise. La demeure n’est plus seulement un lieu où afficher sa richesse : elle devient également un investissement immobilier.
Longchamp est déjà un quartier résidentiel.
Mais c’est aussi une opération économique.
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🏛️ Grobet-Labadié : entrer chez la bourgeoisie marseillaise
Le bâtiment le plus remarquable du boulevard après le palais se trouve au 140 boulevard Longchamp.
Il s’agit du musée Grobet-Labadié.
À première vue, on pourrait croire à un petit palais transplanté depuis Paris ou l’Italie. Il s’agit en réalité d’un hôtel particulier construit dans les années 1870 pour Alexandre Labadié, riche négociant marseillais qui occupa également plusieurs fonctions politiques.
Sa fille Marie Labadié transforme progressivement la demeure en écrin pour ses collections.
Avec ses époux Bruno Vayson puis Louis Grobet, elle rassemble meubles, peintures, sculptures, tapisseries, instruments de musique, céramiques, objets précieux et souvenirs de voyage.
La maison devient peu à peu une sorte de cabinet de curiosités bourgeois à l’échelle d’un hôtel particulier entier.
Marie Grobet finit par donner l’ensemble à la Ville.
Le musée permet ainsi quelque chose de rare : non seulement regarder des œuvres, mais entrer dans la manière dont une grande famille marseillaise de la fin du XIXᵉ siècle voulait habiter parmi elles.
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👩 Marie Grobet-Labadié : collectionner pour transmettre
Marie Grobet-Labadié constitue la personnalité naturelle de cette étape.
Née en 1852, elle appartient à cette bourgeoisie marseillaise enrichie par le commerce au XIXᵉ siècle.
Mais elle ne se contente pas de conserver la fortune familiale.
Elle collectionne.
Peintures, sculptures, tapisseries, meubles, instruments et objets décoratifs sont choisis avec une curiosité presque encyclopédique.
Ses goûts ne se limitent pas à une seule époque. Moyen Âge, Renaissance, XVIIIᵉ siècle et XIXᵉ siècle cohabitent dans les salons.
Elle impose également une idée essentielle lorsqu’elle envisage la donation à la Ville : la collection doit rester associée à la maison.
Les objets ne sont donc pas destinés à être dispersés dans différents musées.
L’hôtel particulier lui-même fait partie de l’œuvre.
Cette décision explique pourquoi Grobet-Labadié reste aujourd’hui l’un des meilleurs témoignages de l’art de vivre de la bourgeoisie marseillaise du XIXᵉ siècle.
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🎬 Note culturelle : quand Longchamp était « l’allée du cinéma »
Voici probablement l’histoire la plus inattendue du boulevard.
Au XXᵉ siècle, Longchamp devient une adresse importante pour les entreprises liées au cinéma.
Distributeurs, représentants et sociétés cinématographiques installent des bureaux dans le quartier. Le boulevard aurait même gagné le surnom d’« allée du cinéma ».
Au 76 boulevard Longchamp, un détail architectural conserve encore cette mémoire.
Des grilles décorées d’une marguerite rappellent la présence des bureaux marseillais de Gaumont.
La fleur n’a rien de décoratif par hasard.
Léon Gaumont avait choisi la marguerite comme emblème de sa société en hommage au prénom de sa mère, Marguerite.
Le logo a évolué depuis, mais la fleur reste associée à Gaumont.
🎞️ Pourquoi installer des sociétés de cinéma ici ?
Une raison est particulièrement intéressante.
Les immeubles du boulevard possédaient souvent des jardins à l’arrière. À l’époque des pellicules en nitrate, extrêmement inflammables, ces espaces permettaient d’aménager des locaux de stockage séparés des bureaux.
La proximité de Longchamp et de ses installations hydrauliques constituait également un avantage dans un univers où le risque d’incendie était pris très au sérieux.
Derrière les façades bourgeoises se trouvaient donc parfois des kilomètres de pellicules.
Le boulevard Longchamp n’était plus seulement une promenade vers le palais.
Il était aussi devenu une petite rue de l’industrie cinématographique marseillaise.
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🚋 Du trolleybus au tramway : quand Longchamp chassa les voitures
Il suffit de comparer une photographie du boulevard au XXᵉ siècle avec son aspect actuel pour mesurer le changement.
Pendant des décennies, Longchamp fut une grande artère de circulation automobile à sens unique.
Voitures, autobus et trolleybus empruntaient l’axe pour rejoindre le centre.
Au début des années 2000, le choix du nouveau tramway bouleverse complètement cette organisation.
Les travaux commencent en 2005.
Le trafic automobile est largement retiré du boulevard et les rails prennent sa place.
Le nouveau tramway entre en service en 2007.
Ce qui avait été conçu au XIXᵉ siècle comme une promenade, transformé au XXᵉ en axe automobile, redevient donc au XXIᵉ siècle un espace où la circulation motorisée est fortement réduite.
L’histoire urbaine tourne parfois en rond.
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🛣️ National : un boulevard qui devait passer sous le chemin de fer
Arrivé à la station, le nom National nous fait changer d’échelle.
Le boulevard National part du secteur Longchamp et traverse vers le nord les quartiers de Saint-Charles, Saint-Lazare, la Belle-de-Mai, la Villette et Saint-Mauront avant de rejoindre l’axe conduisant vers Arenc.
Autrefois, il portait notamment le nom de boulevard d’Orléans.
Son ouverture au XIXᵉ siècle accompagne directement l’arrivée du chemin de fer et la construction de la gare Saint-Charles.
Le problème est évident : les voies ferroviaires coupent le passage.
Il faut donc passer dessous.
Un tunnel est creusé sous le faisceau de la gare.
Aujourd’hui encore, le boulevard National conserve cette fonction d’axe majeur reliant le centre aux quartiers nord.
Mais ce tunnel porte également une terrible mémoire.
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💣 27 mai 1944 : la tragédie du tunnel National
Le 27 mai 1944, Marseille subit l’un des bombardements les plus meurtriers de son histoire.
L’objectif des bombardiers alliés est principalement ferroviaire.
Il s’agit de détruire les installations permettant à l’armée allemande de déplacer hommes et matériel quelques jours avant le débarquement de Normandie.
Entre 10 h 43 et 11 heures, 134 bombardiers B-24 frappent Marseille.
La précision est insuffisante.
Des quartiers entiers sont touchés.
La population cherche naturellement à se mettre à l’abri.
De nombreuses personnes se réfugient notamment dans le tunnel du boulevard National, pensant trouver sous les voies ferrées un endroit protégé.
Le refuge devient un piège.
Les bombes frappent le secteur et environ 150 personnes sont tuées dans le tunnel, tandis qu’un nombre comparable est blessé.
Cette catastrophe constitue l’un des épisodes les plus tragiques du bombardement du 27 mai.
Le boulevard qui donne aujourd’hui son nom à notre station porte donc aussi cette mémoire.
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🚊 Pourquoi « Longchamp National » depuis 2026 ?
Pendant près de vingt ans, l’arrêt de tramway s’appelait simplement National.
Le nom semblait logique puisqu’il se trouve à proximité immédiate du boulevard National.
Mais il créait un problème.
Marseille possède également une station National sur la ligne M2 du métro, située plus au nord.
Deux stations portant le même nom sans être directement en correspondance pouvaient facilement induire les voyageurs en erreur.
La RTM décide donc de modifier l’appellation à partir de 2026.
La station devient Longchamp National.
Le nouveau nom indique désormais immédiatement sa véritable situation : nous sommes au croisement de l’univers Longchamp et de l’axe National.
Une petite modification administrative, mais une géographie beaucoup plus claire.
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👀 À voir autour de la station
🪟 Les façades du boulevard Longchamp
C’est la visite la plus simple et peut-être la plus intéressante.
Il faut marcher lentement et lever les yeux. Les variations autour du modèle marseillais des trois fenêtres racontent la hiérarchie sociale et les goûts architecturaux du XIXᵉ siècle.
🏛️ Le musée Grobet-Labadié
Au 140 boulevard Longchamp, l’hôtel particulier constitue l’une des plus belles survivances du Marseille bourgeois qui s’est développé autour de Longchamp.
Même lorsqu’une visite intérieure n’est pas possible, la façade mérite le détour.
🌼 La marguerite de Gaumont
Au 76 boulevard Longchamp, les éléments décoratifs rappelant l’ancienne présence de Gaumont constituent une petite curiosité facile à manquer.
Il faut savoir qu’elle existe pour la regarder.
🚇 Le début du boulevard National
Depuis la station, on aperçoit l’axe qui descend sous les voies de Saint-Charles et file ensuite vers la Belle-de-Mai.
Sa topographie suffit à comprendre le défi posé par l’arrivée du chemin de fer au XIXᵉ siècle.
🏘️ La rue Consolat
Parallèle à Longchamp, l’ancienne voie conduisait autrefois vers le hameau de la Madeleine.
Elle porte aujourd’hui le nom de Maximin Consolat, le maire qui défendit le grand projet du canal de Marseille.
Nous retrouvons donc ici, discrètement, l’un des personnages de notre étape précédente.
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🏠 Longchamp, entre façade bourgeoise et ville populaire
Il serait pourtant trompeur de réduire Longchamp à ses hôtels particuliers.
À quelques rues seulement commencent Saint-Charles et les quartiers qui se développèrent autour de la gare, des ateliers, des commerces et des activités industrielles.
Le boulevard Longchamp se trouve ainsi sur une frontière sociale particulièrement intéressante.
D’un côté, les demeures bourgeoises tournées vers le palais et les jardins.
De l’autre, la gare, le boulevard National et bientôt la Belle-de-Mai ouvrière.
Ces deux Marseille ne sont jamais réellement séparées.
Commerçants, domestiques, employés, cheminots, artisans et industriels circulent entre elles.
Longchamp National est précisément l’endroit où les deux mondes se rencontrent.
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📚 Pour aller plus loin
🔗 La Blancarde : de la Renaissance au grand carrefour des rails
Pour retrouver l’autre grand pôle ferroviaire de notre série et suivre la manière dont le chemin de fer transforma l’est de Marseille.
🔗 Le symbole de Marseille attendait encore sa protection officielle
Notre-Dame de la Garde permet de retrouver Henri-Jacques Espérandieu et le grand Marseille monumental du XIXᵉ siècle auquel appartient également Longchamp.
🔗 Quatre églises marseillaises entrent dans le patrimoine protégé
Pour poursuivre cette exploration du patrimoine architectural marseillais du XIXᵉ et du XXᵉ siècle, longtemps moins considéré que les monuments plus anciens.
🔗 Saint-Tronc : quand un nom de terre devient un saint
Un autre exemple de transformation radicale des anciennes campagnes marseillaises sous l’effet de l’urbanisation du XIXᵉ et du XXᵉ siècle.
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🚋 Marseille de station en station : tramway T2
T2 : La Blancarde → Arenc Euroméditerranée
1. La Blancarde
2. Foch Boisson
3. Foch Sakakini
4. Cinq Avenues
5. Palais Longchamp
6. Longchamp National ← nous sommes ici
7. Réformés Canebière
8. Noailles
9. Canebière Capucins
10. Belsunce Alcazar
11. Sadi Carnot
12. République Dames
13. Joliette
14. Euroméditerranée Le Silo
15. Arenc Euroméditerranée
Parcours et dénominations de référence : réseau RTM depuis 2026.
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▶️ Prochaine station : Réformés Canebière
Étape 7 sur 15
Publication prévue : 21 juin 2029
À la prochaine station, nous atteindrons l’un des grands seuils du centre de Marseille.
Réformés Canebière nous fera entrer sur la Canebière par son extrémité haute.
Nous raconterons évidemment l’église Saint-Vincent-de-Paul, que les Marseillais appellent les Réformés, mais aussi les anciennes allées de Meilhan, la fontaine des Danaïdes, le monument des Mobiles, la foire aux santons et cette partie de la Canebière qui fut longtemps un lieu de promenade, de spectacles et de cafés.
Nous retrouverons également les tramways anciens, puisque les Réformés furent pendant des générations l’un des grands carrefours du réseau marseillais.
Après les demeures tranquilles de Longchamp, nous entrerons véritablement dans le tumulte du centre-ville.
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📚 Sources
🔗 Ville de Marseille – Étude historique du secteur Longchamp
https://www.marseille.fr/epresse/documents/thesaurus/documents/38190/12122019-PalaisLongchamp.pdf
Pour la création du boulevard Longchamp, son développement au XIXᵉ siècle et l’urbanisation du quartier.
🔗 Métropole Aix-Marseille-Provence – Site patrimonial remarquable, boulevard Longchamp
https://plui.ampmetropole.fr/assets/documents/PLUi_CT1_R1_AVAP_SPR_2_Rglt_T2_Th3_EspBati_10_Sequence_13001.pdf
Pour le lotissement Bernex-Philippon, la promenade de Longchamp et l’architecture bourgeoise du boulevard.
🔗 Musées de Marseille – Musée Grobet-Labadié
https://musees.marseille.fr/musee-grobet-labadie-mgl-0
Pour l’hôtel particulier et les collections de la famille Grobet-Labadié.
🔗 Ministère de la Culture – Musée Grobet-Labadié
https://pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA13000102
Pour l’histoire et la protection patrimoniale de l’édifice.
🔗 Ville de Marseille – Marseille bombardée, 27 mai 1944
https://www.marseille.fr/sites/default/files/contenu/mairie/visuels/livretmarseille-80_ans-8_mai.pdf
Pour le bombardement allié et le drame du boulevard National.
🔗 RTM – Changement de nom des stations T2 et T3
https://www.rtm.fr/espace-presse/tramway-5-stations-des-lignes-t2-et-t3-changent-de-nom
Pour le passage de « National » à Longchamp National en 2026.
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Aviez-vous remarqué les trois fenêtres si caractéristiques des immeubles marseillais ? Saviez-vous que le boulevard Longchamp avait été surnommé l’allée du cinéma, ou connaissiez-vous la signification de la marguerite conservée sur l’ancien site de Gaumont ?
Et votre famille vous a-t-elle transmis des souvenirs du bombardement du 27 mai 1944 autour de Saint-Charles et du boulevard National ?
Les souvenirs de quartier permettent souvent de restituer ce que les façades seules ne racontent plus.
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🚋 Prochaine étape : Réformés Canebière, le 21 juin 2029.
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